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« Don't let me go » ▬ Hellychou <3

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MessageSujet: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Mer 29 Juin - 3:17



Don't let me go


Depuis trois jours, Gaby-Ann faisait des allées et venues régulières chez Hellyxir et lorsqu'il n'y était pas, il lui envoyait plein de sms afin de s'assurer qu'elle aille bien. Le jeune Karev lui avait promis qu'il allait se soigner alors il était contraint à rentrer pour son traitement et surtout ne pas se faire virer de l'hôpital parce qu'il faisait trop bordel. Néanmoins, Gaby s'inquiétait toujours, c'était comme laisser un bébé à une nourrice, mais là le bébé se retrouvait sans nourrice et c'était pire. Il avait tellement peur que sa jolie blonde ait une nouvelle hallucination qu'il n'avait pas réussi à trouver le sommeil bien longtemps à chaque fois. S'il arrivait quoi que ce soit à la nutritionniste, il s'en voudrait et se serait plus fort que lui. Gaby-Ann essayait de positiver, de ne pas montrer à Hellyxir qu'il se faisait un sang d'encre pour elle sinon la demoiselle risquait de lui sortir des arguments sur le fait qu'ils ne devraient pas être ensemble. Maintenant qu'ils l'étaient officiellement, il en comptait pas perdre ce privilège. Après ses examens comme des prises de sang, urinaires etc..il sortit enfin de l'hôpital. Il se dirigea au magasin le plus proche pour acheter à Hellyxir de quoi manger pour le midi puis ses bonbons préférés avant de se diriger chez elle. Il avait pris le bus et marché à pied. Il se jura de passer un jour son permis et s’acheter une voiture parce qu'il en avait marre de se déplacer comme un adolescent. Maintenant qu'il ne fabriquait et ne vendait plus de la meth, il devait trouver de l'argent autrement et surtout de manière honnête chose qu'il ne savait pas faire. Il n'arrivait pas à s'imaginer en train de travailler dans un supermarché bien qu'il ne s'y voyait pas non pas à cause du métier qu'il trouvait honorable, mais parce qu'il ne s'y voyait pas travailler là dedans et encore moins à cause de sa maladie. Quoi qu'il en soit, Gaby-Ann se retrouva devant l'appartement d'Hellyxir. Il réussit à rentrer dans l'immeuble grâce à une petite mamie qui était sortie promené son chien puis il prit l'ascenseur en allant au sixième étage. Arrivée devant la porte d'entrée, Gaby sonna une fois puis une seconde fois. Il frappa même à la porte en donnant son identité au cas où elle le prendrait pour un vendeur de bas étage. Voyant qu'il n'y avait aucune réaction et qu'il ne semblait avoir personne dans l'appartement, le jeune Karev appela la jolie blonde sur son téléphone. Il tomba sur son répondeur après quelques sonneries. D'ailleurs il entendit son téléphone sonner dans l'appartement. Hellyxir ne l'oubliait jamais que ce soit pour envoyer des sms ou même jouer avec instagram. Gaby-Ann commença à sentir un vent de panique qui sommeillait en lui depuis déjà trois jours.

« Helly tu m'entends ? Ouvre moi s'il te plaît ! » Gaby-Ann espérait qu'elle avait juste posé son téléphone quelque part et qu'elle était en train de faire autre chose comme se faire les ongles, une sieste ou autre, mais non, la jolie blonde ne vint toujours pas lui ouvrir. Il sonna une dernière fois, frappa encore à la porte avant de commencer à fouiller dans ses poches. Il sortit sa carte bancaire et tenta d'ouvrir la porte. Après de nombreux essais, il réussit enfin à l'ouvrir. Gaby-Ann s'empressa de pénétrer à l'intérieur en prenant le soin de fermer la porte derrière lui :

« Hellyxir tu es là ? »

Alors qu'il s'avançait à pas de loup dans l'appartement, il aperçu la nutritionniste allongée au sol, elle était en train de faire une overdose. Gaby s'agenouilla en vitesse, il était paniqué. Devant lui se trouvait une vision d'horreur. Il était d'ailleurs paralysé comme un enfant jusqu'à ce qu'il se ressaisisse et qu'il se bouge à sortir son téléphone portable pour appeler les secours. La voix de Gaby-Ann au bout du fil était tremblante, il avait les larmes aux yeux et tenta de ne pas hurler pour relâcher sa peine. Les secours allaient arriver, en attendant il devait faire les gestes de premiers secours proposés par la personne au bout du fil.

« Helly...je t'en prie...tiens bon...s'il te plait...ne m'abandonne pas... »

Gaby-Ann sentait les larmes continuer de couleur, il n'arrivait pas à les arrêter. Très vite des sirènes se firent entendre dehors, les secours arrivaient. Il lui murmura un : « Tiens bon. » avant de voir débarquer peu de temps après les pompiers.

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Mer 29 Juin - 10:55


GABY-ANN ♠ HELLYXIR

"You're just like a pill, instead of making me better, you keep making me ill."


Ca y est, Hellyxir avait officialisé la relation avec Gaby-Ann. Elle ne regrettait pas, et se prenait même à sourire en pensant à cette nouveauté. Elle espérait réellement que ça marcherait, car elle tenait vraiment beaucoup à lui, même si il avait tendance à lui en faire baver quelques fois. Quand Hellyxir n’avait pas de rendez-vous avec lui, elle prenait toujours cinq à dix minutes pour passer le voir dans sa chambre. C’était soit pour lui faire la morale aux vues de ce que pouvait lui dire le médecin, soit pour profiter d’un moment à deux, dans leur cocon dont eux seuls avaient la clef. En fait, elle pouvait subir une mauvaise journée, ce n’était que partie remise lorsqu’elle renvoyait son sourire. Il la rendait heureuse. Trop heureuse. Elle n’avait plus l’habitude, et ce sentiment la dépassait complètement. Elle passait la plupart de son temps à lui envoyer des sms lorsqu’ils ne se voyaient pas, et elle se prenait souvent à sourire bêtement devant son portable, en attendant ses réponses. Il lui arrivait toujours de fuguer de l’hôpital pour la rejoindre à son appartement. La professionnelle qu’elle était devrait lui faire part de son mécontentement, mais la passion qui l’animait envers lui la rendait un peu égoïste. Après tout, elle savait quand même prendre soin de lui et elle pensait naïvement qu’il avait juste besoin de son affection et de son encouragement pour aller mieux.

D’ailleurs, elle se gardait bien de lui dire car elle savait exactement qu’il allait réagir sur la défensive mais elle avait déjà commencé à regarder les programmes universitaires qui pouvaient lui correspondre. Elle tenait réellement à ce qu’ils reprennent ses études. Elle songeait à mettre au courant son frère, Emrys, puis se ravisait à chaque fois car elle n’était pas très à l’aise à son contact. Il n’avait pas l’air de l’apprécier ni de voir leur relation d’un bon œil. Du coup, elle attendait que son état se stabilise voire, s’améliore pour l’inscrire. Elle avait déjà envoyé plusieurs demandes d’informations à plusieurs universités, et comme toutes semblaient convenir aux désirs du jeune homme, elle lui laisserait la possibilité de choisir. Il était doué, et elle trouvait que c’était du gâchis qu’il consacre sa vie à la drogue. C’était les personnes qui n’avaient aucun but dans leur vie qui travaillaient là-dedans, ceux qui, malheureusement n’étaient voués à aucun avenir car ils n’étaient pas assez malins ou pas assez volontaires pour se prendre en main. Gaby n’était pas de ceux-là, il était spécial, et c’était sûrement de cela dont elle était aussi tombée amoureuse.  Elle comptait bien l’aider à faire révéler ce potentiel enfoui, bien qu’elle savait qu’il n’allait pas sauter de joie à cette annonce. Comme elle s’y attendait, elle savait que de toute manière, il la remercierait plus tard. Et puis, elle ne le faisait pas pour elle mais seulement pour lui. Il y avait tout de même de l’altruisme dans la passion qui la dévorait.

Sauf que cette passion avait ses limites. En fait, elle l’aimait beaucoup trop. Cette affection la consumait comme un feu ardent. On pouvait trouver cela ridicule, mais ressentir de l’amour puissance mille faisait mal. Etre dépendant, ne pas s’imaginer passer sa vie sans cette personne, être hantée par elle jour et nuit, faisait mal car un jour ou l’autre, cette personne qu’on aimait nous quitterait, que ce soit par manque d’amour ou par la mort, la fin était la même. On se retrouverait tous seul. Ce n’était pas pessimiste, mais réaliste. Elle ne pouvait s’imaginer sans lui, elle ne le supporterait pas, c’était pour cela qu’elle avait voulu éviter de s’attacher à lui. Elle avait peur chaque jour passant, de toquer à la porte de sa chambre et de la retrouver vidée de toutes ses affaires, car il était mort des conséquences de sa maladie. Elle ne savait pas comment gérer cette peur qui la rongeait. Enfin, si elle le savait. Elle avait promis à Gaby de faire des efforts, d’arrêter la meth. Elle avait réussi à tenir une semaine bien que les vomissements et les maux de têtes l’avaient rongé, elle avait tenu le coup grâce au soutien qui lui apportait constamment. Elle pouvait vraiment avoir confiance en lui, il était adorable.

Mais un beau jour, elle avait tout bonnement craqué. Elle ne l’expliquait pas, mais son corps voulait plus que tout sa dose. Elle avait donc fait ce qu’il fallait pour satisfaire cette pulsion, qu’elle avait perçu comme un instinct de survie. Elle s’était sentie dépassée par cette soudaine envie qui l’avait pris d’un coup, sans crier gare. Elle savait pourtant que Gaby risquait de passer aujourd’hui, mais elle avait pensé ne pas en prendre assez pour que cela se perçoive. Puis quelques minutes après, elle s’était vue tombée par terre dans son salon, croulant sous son propre poids, en proie à un puissant vertige. Un épais brouillard noir enveloppait sa vision, et une minute plus tard, elle gisait inconsciente sur le sol, agitée de convulsions. De l’écume s’écoulait de ses lèvres. C’était une scène assez impressionnante.

Elle se réveilla difficilement, après un long sommeil sans rêve dans un lit d’hôpital, les bras branchés de toute part à des moniteurs et à des poches. Elle fronça les sourcils, ne comprenant pas où elle était et surtout la raison. Elle perçut Gaby juste à côté d’elle, le regard inquiet.

« - Gaby, qu’est-ce que je fous ici ? Commença-t-elle à paniquer.

Puis, un médecin s’invita dans la pièce, l’air hagard et antipathique. Le genre de personnes que Hellyxir n’aimait pas. Il lui confia qu’elle avait fait une overdose suite à la prise trop importante de meth, et qu’elle avait échappé de quelques minutes de la mort car ils avaient dû la réanimer deux fois. Bref, c’était sérieux. Il ajouta une autre chose qui la mit dans une rage folle : « Aux vues de votre addiction que votre ami m’a confirmé et de votre trouble de l’Etat Limite qui figure sur votre dossier, je suis dans l’obligation de vous envoyer en cure de désintoxication, avec ou sans votre consentement, car vous n’êtes sûrement pas en mesure de prendre une décision cohérente. »

Elle lança un regard révulsé à Gaby traduisant son angoisse et sa stupéfaction.

- Quoi ? Tu les laisses m’emmener là-bas ?! T’as pas le droit de me faire ça ! Allez-vous faire foutre vous et votre cure à la con, j’irais pas t’façon, lâcha-t-elle, entre la panique et la colère. Gaby… murmura-t-elle en essayant de se calmer, j’ai pas envie d’être sans toi, moi, m’abandonne pas… »

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Jeu 30 Juin - 2:46



Don't let me go


Gaby-Ann avait eu la peur de sa vie en la voyant inanimée sur le sol. Il avait cru apercevoir ce sentiment auparavant, mais rien de semblable ne s'était produit, pas même lorsqu'il faisait des rechutes. En la voyant dans cet état, le jeune Karev avait pensé à quel point le bonheur n'était que bref, comme s'il n'était pas éternel. Il aurait dû s'en douter que leurs bons moments n'étaient que de courtes durées, tout fini toujours. Gaby avait appelé les secours, il tremblait et il était en état de choc. D'ailleurs l'un des pompiers le prit en charge sur le moment, il l'éloigna même du corps d'Hellyxir. Pendant quelques minutes, l'ingénu la cru morte et son cœur s'était arrêté. Il avait cru que son monde venait de s'effondrer sous ses yeux. Mais le cœur de la jeune femme repartit de plus belle. Hellyxir était toujours vivante, mais elle semblait pourtant si morte. Elle n'avait aucun sourire rayonnant sur son visage, aucune expression, sa peau était encore plus pâle que d'habitude. Il avait l'impression de voir un cadavre...Cette pensée lui déchira une douleur toujours provenant de son cœur, il se maudissait d'avoir ce genre d'idées et encore plus, il culpabilisait d'avoir espéré la guérir lui-même. Il avait l'impression d'être un de ces héros de tragédie grecs qui défiaient les dieux pensant se croire aux dessus des lois, mais qui finit par en payer le prix. Il aurait dû se rendre à l'évidence qu'il ne pouvait rien y faire, qu'il aurait dû la solliciter à aller en centre de désintoxication, mais son égoïsme avait parlé. Il n'avait pas voulu être loin d'elle, ils s'étaient trop éloignés auparavant pour revivre cette situation une fois de plus. Gaby-Ann fut silencieux, enfin, il répondit néanmoins aux questions des pompiers. Il devait donner le maximum de détails à son sujet même si chaque mot étaient devenus des lames des rasoirs dans sa gorge. Les pompiers les emmenèrent à l'intérieur de leur véhicule. Il ne la quitta pas du regard un seul instant comme s'il attendait qu'elle se réveille d'un seul coup et qu'elle lui avoue qu'il s'agissait d'une mauvaise blague. Ce réveil n'arriva pas, pire, Hellyxir refit une crise cardiaque. Karev paniqua, des pompiers se mirent devant lui ce qui l'empêcha de voir ce qui était en train de se passer sous ses yeux. Le jeune homme était horrifié, il avait eu son lot de cauchemar. Gaby-Ann eut un moment d'absence, il n'avait pas fait un malaise, mais il avait été suffisamment choqué pour ne plus se rappeler du chemin qu'il avait fait pour se retrouver dans la salle d'attente à attendre sans but. Il était assis sur une chaise, le regard dans le vide. Pour la première fois, Gaby se sentait perdu, seul et remplit de désespoir. Il n'imaginait pas un avenir sans elle. Le jeune homme se mit à pleurer, il déversa toutes les larmes de son corps. Il n'arrivait pas à pleurer silencieusement. Une heure ou deux plus tard, peu importe le nombreux d'heures car il avait perdu la notion du temps, un médecin vint le voir pour le rassurer. Hellyxir était saine et sauve, mais elle devait aller en centre de désintoxication s'il voulait qu'elle s'en sorte indemne. Gaby-Ann accepta, il se mit également à remplir la paperasse ce qui le ramena à la réalité puisqu'il devait se concentrer pour écrire les informations la concernant. Ensuite, le jeune Karev pu lui rendre visite. L'ingénu rentra dans la chambre. Gaby l'observa silencieusement en train de dormir. Il était soulagé de la savoir saine et sauve. En revanche, son cœur avait toujours ce poids, cette douleur. Soudain, Hellyxir se réveilla en trombe, elle réalisa qu'elle était à l'hôpital et s'adressa aussitôt à lui. Karev ne répondit pas directement, rien ne lui vint. Fort heureusement, le médecin pénétra à l'intérieur de la pièce ce qui lui donna un petit moment de répit, enfin c'est ce qu'il croyait jusqu'à ce que ce dernier s'adressa à sa jolie blonde pour lui dire son pronostique. A ce moment-là, Gaby-Ann apprit qu'Hellyxir était également atteinte d'un trouble de l'État Limite. Il ne savait pas ce que cela signifiait concrètement, mais il commençait à comprendre que c'était ce trouble qui la faisait s'enfoncer dans les ténèbres, dans ce monde sans soleil où tout n'est que noirceur. L'apprenti chimiste envisagea de se documenter à ce sujet, apprendre à connaître un peu plus Hellyxir, l'aider et faire avec ce trouble. Les paroles de sa petite amie lui glaça le sang. Il pouvait ressentir la panique, la colère et la peur qu'elle ressentait. Il n'aimait pas la savoir ainsi tout comme il n'aimait pas la revoir inanimée. Des larmes coulèrent le long de ses joues. Il les balaya aussitôt d'un revers de la main et s'approcha de sa jolie blonde. Karev devait être fort, pas pour lui, mais pour elle. Il savait qu'il risquait de passer pour un traitre à ses yeux en acceptant de la laisser partir en centre de désintoxication, mais il s'agissait de la meilleure solution pour l'instant. Gaby-Ann lui prit doucement la main et la regarda sérieusement, il prenait sur lui :

« Il le faut...il le faut Hellyxir... » Gaby fut silencieux quelques secondes, car il sentait sa gorge se resserrer à mesure qu'il repensait à cette soirée : « ...tu as fait deux arrêts cardiaques ce soir....deux...c'est toi qui a failli m'abandonner....et pour toujours....j'aurais fait quoi sans toi hein ? Tu as pensé à moi en prenant cette putain de drogue Hellyxir ? » Le médecin allait lui couper la parole pour le calmer, mais Gaby lui jeta un regard noir, il avait besoin de s'exprimer, de dire tout ce qu'il avait sur le cœur pour enlever ce poids. Le jeune homme reprit, mais cette fois il était autoritaire : « Tu vas aller en désintox' tu n'as pas le choix, tu iras même si je dois te tirer par ta tignasse blonde jusqu'au centre ! » Il était très sérieux avant qu'il se radoucisse : « Je ne t'abandonnerais jamais...je viendrais te rendre visite dès que je serai autorisé et je serai également présent lorsque tu sortiras de ta cure, je tiens toujours mes promesses. » Il la regarda dans les yeux tout en lui serrant la main.

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Jeu 30 Juin - 10:58


GABY-ANN ♠ HELLYXIR

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Tous les êtres vivants avaient peur de la mort. C’était instinctif et même notre organisme luttait pour éviter cette tragique fin en mettant en place des mécanismes physiologiques de survie. A l’évidence, en apprenant qu’on avait frôlé la mort, on devrait prendre peur et avoir une sorte de déclic. Dans la tête d’Hellyxir, il ne se passait pas grand-chose à ce sujet. Elle n’était pas suicidaire, elle en était certaine, mais il y avait des choses plus importantes dans son esprit que sa propre vie, qu’elle n’estimait pas si précieuse. Elle préférait par exemple voir Gaby en vie, en bonne santé, ça pour elle c’était une chose essentielle. Elle aurait d’ailleurs même pu lui donner sa vie, car après tout, elle ne vaut pas grand-chose s’il n’existe pas dans ce monde.

En fait, elle ne s’aimait juste pas. On ne lui avait jamais appris à le faire, et elle n’y était jamais parvenue. Elle s’en demandait toujours plus, et comme la perfection n’existait pas, elle n’était donc que rarement satisfaite de sa personne. Elle aurait vraiment voulu y arriver, au moins pour Gaby, mais c’était plus difficile à dire qu’à faire. Son cerveau fonctionnait à l’envers, et il n’était toujours pas guéri bien qu’elle avait essayé par tous les moyens de le faire marcher normalement. Mais est-ce que le jeune homme l’aurait tant aimé si elle était saine d’esprit ? Elle n’en était pas sûre, car son trouble ne modifiait pas sa personnalité, il exacerbait simplement ce qui était présent à la base.  Elle paraissait du coup plus humaine car ses émotions étaient démultipliées. Sans cela, peut-être aurait-elle été fade et sans intérêt pour lui ? Pour toutes ses raisons convaincantes, elle ne désirait pas réellement guérir. Elle ferait des efforts pour lui, certes, mais seulement pour lui. Pas pour elle. Tout ça lui passait au-dessus puisque c’était tout ce qu’elle avait toujours connu.

Elle regardait autour d’elle. Elle percevait quatre murs blancs, des draps de la même couleur, et se rendit compte à quel point ce genre d’ambiance était déprimante. Dire que Gaby devait tout le temps supporter cette décoration. Enfin, pas tellement, car il l’avait aménagé à sa manière, en collant des posters, des photos un peu partout, remplaçant cette couleur qu’elle trouvait justement dénuée de vie. Pourtant le blanc était couleur de l’espoir, de la pureté, mais elle était sûre que cela ne pouvait pas motiver les patients à retrouver un semblant de motivation. Elle fit attention au moniteur qui était à sa gauche, montrant sa tension artérielle actuelle. Elle était plus basse que d’habitude, mais elle s’imaginait pire. Puis, elle tourna légèrement les yeux vers la droite, où une poche translucide laisse transparaître un liquide s’écoulant dans ses veines. C’était une perfusion de glucose. Cela pouvait donc expliquer que sa tension n’était pas si mauvaise, puisqu’il cherchait à l’alimenter par ce biais. Elle sentait la rage montée en elle suite à cette vision. Elle se sentait trahie. Ils cherchaient à l’engrosser, selon Hellyxir. La logique voulait que suite à un traumatisme assez important qu’était l’overdose, il fallait nourrir la personne après lui avoir fait une dialyse pour purifier son organisme de ce poison, mais elle ne voyait pas de cet œil-là. En fait, le réel problème actuel, c’est qu’elle n’avait plus le contrôle de ce qui rentrait dans son corps. Elle se sentait mal, elle avait réellement envie de partir en vrille à ce moment-là.

Elle tourna les yeux vers Gaby, lui demanda donc pourquoi elle était ici, bien qu’elle s’en doutait quand même un peu. Elle se rappelait avoir pris de la meth, avant le trou noir, mais c’était surtout la panique qui avait parlé. Puis elle avait toujours un petit espoir qu’il lui dise que ce n’était qu’une blague. Il ne répondit pas, en proie à la tristesse qui le rongeait. Elle arrivait très bien à discerner à quel point elle pouvait le faire souffrir, et elle se dégoutait encore plus. La jeune femme aurait eu envie de l’enlacer, l’embrasser et le rassurer. Mais ces fils qui encerclaient ses bras de toute part l’en empêchait.

Après les dires du médecin, elle s’était sentie trahie au plus profond de son être. Le peu de lucidité qui lui restait lui rappelait que Gaby faisait uniquement cela pour son bien, et ses démons qui prenaient parti lui murmuraient qu’il avait tout bonnement bafoué sa confiance. Elle était tiraillé entre les deux part de son être, et cela pouvait se ressentir dans les paroles qu’elle lui avait dite à l’instant : tantôt paniquée et colérique, tantôt plus douce. Mais sa réponse la laissa sans voix. Il allait vraiment l’abandonner. Même si il confirmait l’inverse, elle allait aller là-bas seule, dans un endroit totalement inconnu. Il ne pourrait surement pas lui rendre visite les premiers temps d’adaptation. Comment pourrait-elle aller mieux ? Les larmes envahissaient ses yeux, elle préférait ne plus le regarder afin de ne pas craquer.

« - Juste, explique-moi comment je pourrai aller mieux seule face à moi-même ? J’ai fait une overdose ok, ça se reproduira plus je te le promets, on fait tous des erreurs, mais je veux pas y aller. Faut juste que tu me fasses confiance, j’y arriverai ! répondit-elle en essayant de le persuader.

Elle avait senti que le jeune homme était lui aussi tiraillé dans ses émotions car il passait de la douceur à la fermeté dans le même instant. Elle réfléchit un court moment, et ajouta :

- D’accord, j’y vais, souria-t-elle à Gaby et au médecin.  

Le médecin fût satisfait par sa décision et prit congé, mais ça, c’était parce qu’il ne la connaissait définitivement pas. Elle avait accepté car elle savait qu’elle n’allait pas y rester longtemps : soit elle ferait un vivre un enfer au personnel soignant, soit elle fuguerait. Il était hors de question qu’elle séjourne là-bas. Après que la porte fût close, elle arracha la perfusion qui l’alimentait. La douleur crispa son visage, mais au moins, on ne l’engraisserait plus. Alors que Gaby allait bien évidemment rouspéter à cause de l’overdose, de la scène hypocrite qui venait d’avoir lieu, et de l’arrachement de sa perfusion, elle s’approcha de lui avant qu’il ne le fasse, et lui vola un baiser, d’abord timide, puis qui s’intensifia. A bout de souffle, elle prit son visage entre ses mains, et murmura :

- Je suis sincèrement désolée que tu aies du assister à tout ça. »

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Ven 1 Juil - 13:53



Don't let me go


Gaby-Ann était soulagé de la savoir vivante, prononcer des mots, des phrases, avoir tout simplement les yeux ouverts et être consciente que sa situation où du moins presque. L'argument de la jeune femme ne lui plaisait pas. Elle parlait d'overdose comme s'il s'agissait d'une simple connerie comme casser un verre, ne pas ranger sa chambre, voler des bonbons dans une épicerie. Le jeune Karev aurait aimé qu'elle fasse plutôt ce genre de conneries plutôt que de toucher à la meth. L'ingénu ne savait pas s'il lui en voulait d'avoir replongé. D'un côté il lui en voulait un peu d'avoir menti sur le fait qu'il lui restait de la drogue chez elle. Gaby avait pris le soin de tout jeter, enfin c'était ce qu'il avait cru, mais de l'autre il ne lui en voulait pas, car il se doutait que c'était difficile d'arrêter, qu'elle aurait replongé tôt ou tard dans les ténèbres. En revanche, le fait qu'elle ne se rend pas compte du côté dramatique de la situation l'agaçait au plus haut point. Néanmoins, il savait qu'il devait se regarder dans un miroir, lui aussi avait fait un déni de sa maladie lorsqu'elle lui avait demandé de se soigner. Pour toutes ses raisons, Gaby-Ann évita de s'emporter comme il pouvait le faire lorsqu'ils se disputaient et qu'ils n'étaient pas d'accord, non, il avait failli la perdre et il venait de la retrouver alors ce n'était pas pour s'éloigner d'elle de nouveau.

« Juste une overdose... » il soupira avant de détourner le regard. Il sentait qu'il allait craquer que ce soit d'énervement ou encore de tristesse. Le jeune homme prit sur lui avec une force démesurée pour prendre en compte tout ce qu'il s'était dit sur le fait de ne pas se disputer avec elle : « Il faut que tu y ailles Helly'...je suppose que tu ne seras pas toute seule là-bas, ce n'est pas comme si tu allais en asile de fou... » Il l'espérait en tout cas : « Je viendrai dès la minute où je serai autorisé à te rendre visite, je ne t'abandonnerai pas. » Il était sincère et il espérait qu'Hellyxir le remarquerait et qu'elle lui ferait confiance même si c'était dur pour elle. Finalement, sa jolie blonde accepta la décision qui s'imposait de fait. Gaby la dévisagea, il trouvait cette acceptation décidément trop rapide et simple à son goût. Il connaissait Hellyxir presque sur le bout des doigts, il savait qu'elle n'avait pas envie de se retrouver seule en désintoxication. Alors que le médecin semblait satisfait de sa réponse, ce dernier parti de la chambre. Il ne fallu pas plus de temps à sa petite amie pour enlever sa perfusion et venir l'embrasser. Gaby allait la gronder, mais il fut pris par ce baiser. Il le prolongea avec autant d'intensité parce qu'il avait cru la perdre à tout jamais. Helly s'excusa ensuite pour la scène qu'il avait vécue. Gaby-Ann resta silencieux un instant le temps de retrouver ses esprits, il ne savait pas par où commencer. Il voulait l'engueuler pour la perfusion, la convaincre d'aller dans un centre spécialisé, mais aussi, il avait envie de passer du temps avec elle, enlever ses peurs. Finalement, il la prit dans ses bras, la serrant contre lui parce qu'elle lui avait manqué.

« Ne refais plus ça... » un silence : « J'ai besoin de toi sur cette terre...tu es mon tout... » Il la garda contre lui : « J'étais cependant sérieux quand je parlais du centre...il faut que tu y ailles...ça ne peut plus durer...je pensais pouvoir t'aider tout seul, mais je ne peux pas...en tout cas je ne peux pas le faire seul, j'ai besoin d'autres personnes... » Gaby-Ann se risqua à dire ce qu'il allait dire : « Tu m'as promis une moelle osseuse, si tu es droguée, je n'aurais pas cette petite chance d'être sauvé. » Le jeune Karev n'aimait pas parler de sa maladie et surtout en abuser. Il pensait toujours qu'il pouvait vivre sans cette fichue moelle, mais comme Hellyxir lui avait proposé de l'aider, si elle le souhaitait vraiment, il fallait qu'elle soit clean. Gaby tiendrait parole et passerait au bloc. L'ingénu se recula ensuite, il lui caressa la joue tendrement avant de la faire s'installer bien. Il n'allait pas lui faire la morale au sujet de la perfusion, mais il allait la lui remettre. Il était devenu un pro du décrochage de perfusion à force de fuguer et d'observer les infirmières et les médecins lui mettre et lui enlever. « Laisse-moi faire ! » ordonna-t-il avant de lui prendre le bras. « Il faut que l'on arrête ce genre de conneries Hell'...on ne peut plus se faire des frayeurs pareilles, ce n'est pas bons pour nous, je viens de comprendre ce que tu pouvais ressentir à mon égard lorsque j'étais tombé inconscient...tu sais que c'est la seule solution. » Il la regarda dans les yeux avant de s'asseoir sur le rebord du lit.

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Ven 1 Juil - 19:29


GABY-ANN ♠ HELLYXIR

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Il était vrai qu’Hellyxir ne percevait pas vraiment le danger de la situation dans laquelle elle se trouvait. Elle était piégée par sa propre personne, comme si elle était la victime et le bourreau en même temps. C’était un sentiment étrange, elle ne savait pas vraiment comment y faire face, puisqu’une partie d’elle-même y trouvait des bénéfices secondaires. C’était traitre. Elle avait peur que Gaby la perçoive comme une personne égoïste et individualise, qui ne pense qu’à son bonheur avant celui des autres, car elle agissait à l’extrême opposée avec le jeune homme, mais c’était plus fort qu’elle. Hellyxir voyait qu’il arrivait à comprendre, parce que même si il n’avait pas d’addictions particulières mise à part la cigarette, il avait un peu la même réaction vis-à-vis de sa maladie.

En fait ils étaient vraiment pareils, et différent en même temps, sur des points où fort heureusement il fallait qu’ils le soient. Comme par exemple le fait que Gaby était impulsif comme Hellyxir, mais quand même plus réfléchis qu’elle sur certaines choses. Le fait qu’elle avait ce côté artistique et imaginatif, et lui ce côté plus pragmatique et scientifique. Ils se complétaient à merveille, et faisaient une belle paire. Qui l’aurait cru.

C’était surement pour cette raison qu’elle ne voulait pas le quitter. Qu’est-ce qu’elle était réellement sans lui ? Elle n’était pas grand-chose. Le vide l’habitait constamment lorsqu’il désertait, et elle perdait de vue toute motivation et tout entrain. Elle s’effondrait sans lui. C’était étrange de voir à quel point on pouvait s’attacher aussi facilement et rapidement à une personne pour qu’elle devienne le centre de tout un univers. Car à présent, son monde tournait autour de lui, comme s’il représentait la Lune, et elle, la Terre. Elle ne savait pas comment elle pouvait gérer ce manque de lui. Elle était dépassée par les évènements, car elle venait d’ouvrir les yeux, ne sachant pas grand-chose sur le pourquoi du comment elle s’était retrouvée là, dans ce lit, et maintenant elle devait réfléchir à la façon dont elle se voyait sans Gaby. C’en était trop pour elle.

En écoutant le jeune homme, elle ne pouvait nier qu’il n’avait pas tort. Comme d’habitude. Il était toujours très raisonnable et très terre-à-terre lorsqu’il s’agissait de situation sérieuse, ce qui n’était pas le cas d’Hellyxir, ou du moins, lorsque cela la concernait. Elle ne dit rien, de peur de l’énerver, de peur de paraître ridicule aussi, parce que même si elle aimait lui tenir tête, cela n’aurait pas été crédible. Elle était toxicomane, et il fallait qu’elle l’accepte pour guérir. C’était surement la plus grosse étape à franchir. Elle décida donc de lui répondre par un baiser, qui commença par un frôlement sur ses lèvres pour se terminer en baiser passionné et langoureux. Elle n’était plus là lorsque leurs deux lèvres rentraient en collision. La jeune femme était ailleurs, très loin, dans leur monde féérique où ils se sentaient tous deux complets et en sécurité. C’était leur jardin secret, une chose que personne ne pouvait briser, même si ils tentaient d’essayer. Elle savait qu’il ne voulait pas l’abandonner, c’était comme si il vait pu transmettre ce sentiment par le biais de leur baiser, mais le problème, c’est que cela ne changeait rien à la situation, car il ne serait pas là physiquement pendant un petit temps.

Elle avait l’impression que c’était l’histoire de leur relation : se trouver pour se perdre, se déchirer pour s’aimer, se détruire pour se reconstruire. Il lui confia ses peurs, son amour, ses regrets et peut être même sa culpabilité vis-à-vis du fait qu’il n’avait pas pu l’aider à affronter ses démons. Et en parlant de cette greffe, il avait encore raison. Elle voulait l’aider elle aussi, le guérir, ou déjà tenter de le faire, et pour cela il fallait qu’elle soit en bonne santé. Elle allait tout faire pour lui. Elle était prête à tout en pensant au bien-être de son petit-ami qui était surement plus qu’un petit-ami à ses yeux d’ailleurs. Le terme était beaucoup trop réducteur pour le qualifier.

« - Je comptais pas me suicider, ou mourir… je suis heureuse avec toi, c’est comme si tu m’aidais à être la meilleure partie de moi-même. Mais c’est avec moi que je suis pas heureuse, faut croire, soupira-t-elle de regrets. Tu as fait ce que tu as pu pour m’aider, et tu en as fait énormément, je ne sais pas ce que j’aurais fait sans toi, ni même où je serais, le rassura-t-elle.

Elle leva les yeux vers lui, se plongea dans son beau regard rempli d’inquiétude :

- Je t’ai promis que tu seras sauvé, dans tous les sens du terme. D’ailleurs j’ai déjà commencé, avoua-t-elle en faisant référence à l’université. Et puis je veux vraiment qu’on arrête de s’inquiéter l’un pour l’autre, je veux qu’on profite de notre relation, qu’on fasse les fous ensemble comme on sait bien le faire ! ajouta-t-elle, rêveuse.

Puis le côté protecteur de Gaby reprit le dessus, et il décida de remettre les perfusions de la jeune femme. Il voulait à tout prix prendre soin d’elle, et Hellyxir ne pouvait nier qu’elle adorait ces petites attentions qui traduisaient beaucoup de sa personnalité. Bien qu’elle ne voulait toujours pas être alimentée.

- Je sais que c’est la seule solution, mais devenir obèse ne l’est surement pas non plus ! exagéra-t-elle en l’empêchant de mettre la perfusion. Je suis bien, ok, je suis pas fatiguée, ni rien, j’ai pas envie qu’on m’alimente contre mon gré… Mais je vais la faire cette cure, rien que pour toi, parce que je veux plus que tu sois dans des états pareils. J’aime pas te voir comme ça.

Elle noua ses doigts aux siens et ajouta, amoureusement :

- Je pourrai jamais trouver mieux que toi, je pense. Mais c’est pas ton rôle de t’occuper de moi, encore une fois. »

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Sam 2 Juil - 18:52



Don't let me go


Gaby-Ann souhaitait entreprendre une relation sérieuse avec Hellyxir. Ce n'était plus une question de sexe, mais d'amour et surtout d'exclusivité. Il ne se cachait plus de sa compagnie et même si son choix ne plaisait pas à tout le monde. A tous ceux qui ne trouvaient pas normal une relation nutritionniste et patient, Gaby leur faisait un beau fuck, ils n'étaient plus au Moyen Age et cela ne l'empêchait pas d'avoir une très bonne diététicienne. Lorsqu'il la voyait en pleine action, il était toujours bluffé et admiratif, il savait qu'il était entre de bonnes mains avec elle. Ce qui restait de mettre en danger son travail, ce n'était pas le jeune homme, mais son addiction à la drogue. Elle pouvait perdre son travail alors qu'elle s'était donnée corps et âmes pour arriver où elle en est à présent. Gaby-Ann ne voulait pas qu'elle gâche tout alors il était présent pour la temporiser comme le ferait un amoureux. Hellyxir était son phare qui brillait dans la nuit, mais il était aussi le sien, prêt à la guider pour retrouver la terre ferme. Le jeune homme savait que la drogue faisait sortir le mauvais côté des personnes alors il tentait tant bien que mal de ne pas trop tenir rigueur des faits et gestes de sa jolie blonde même s'il ne gâchait pas sa peur de la retrouver morte. Il avait encore énormément de choses à vivre ensemble, ils ne manquaient pas d'imagination puis à présent il avait trouvé sa moitié, son âme sœur alors il ne comptait pas la laisser s'envoler. Gaby-Ann prolongea le baiser avec passion. Son cœur s'emballait à mesure que leur embrassade s'intensifia. Ils étaient dans leur monde comme si rien ne pouvait les atteindre. C'est dans ce genre de moment que l'ingénu voulait fuir avec Hellyxir, lui prendre la main et s'en aller vers de nouveaux horizons. Néanmoins, les deux jeunes gens passaient toujours par la case hôpital, lorsque ce n'était pas lui, c'était Hellyxir. Ils revenaient toujours à ce point de départ qui était le lieu de leur rencontre. Sa petite amie décida de répondre face à ses émotions, il l'écouta attentivement, car il souhaitait connaître son avis, comprendre ses décisions. Il eut des frissons en l'entendant dire qu'elle était heureuse avec lui, mais aussi un soulagement sur le fait qu'elle ne souhaitait en rien mourir.

« Je te crois Helly', je partage ce sentiment réciproque avec toi. » Il lui caressa tendrement la joue tout en la regardant dans les yeux : « Tu te souviens lorsque je refusais de me soigner parce que je pensais ne pas avoir besoin de traitement car je pensais m'en sortir seul ? C'est pareil pour toi...c'est une forme de suicide...mon frère pensait ça de moi et je me rends compte qu'il n'avait pas tort... » Il ralava sa salive : « Je sais que ce n'était pas tes intentions mais le problème c'est que tôt ou tard ça te tueras, il suffit d'une surdose, de moi qui ne te retrouve pas à temps pour que.... » un silence : « Je ne veux pas y penser, mais tout ce que je sais c'est que j'ai faillis te perdre...tu aurais fait une troisième attaque tu aurais fini ta vie en légume Hellyxir.... » il soupira : « Je t'en prie...rassure-moi en me disant que tu accepteras d'aller en cure...même si dans un premier temps c'est juste pour me faire plaisir, peu importe, il le faut. » Gaby-Ann avait peur d'être lourd à force de la supplier d'aller en centre de désintoxication, mais il ne souhaitait que son bien être et cela se traduisait par ce processus tout comme lui qui devait passer par la case hôpital. D'ailleurs, afin de la faire réagir, Gaby lui rappela son idée précédente : celle de lui offrir un don de moelle osseuse si elle était compatible. Le jeune homme n'était toujours pas enchanté par l'idée au fond, mais il avait appris à l'accepter en faisant des efforts pour se soigner. Il avait déjà fait des progrès en reprenant régulièrement son traitement, mais aussi en ne loupant aucun de ses tests chose qui lui arrivait de faire pour faire ses conneries. Enfin, Gaby-Ann avait arrêté sa production de meth, il avait même détruit son laboratoire improvisé ce qui n'avait pas plut à sa jumelle, mais peu importe, il lui expliquerait un jour. Il lui adressa un sourire lorsqu'elle avait promis de le sauver. On aurait dit deux supers héros prêts à tout pour sauver leur binôme. Le jeune Karev lui adressa un regard interrogateur quand elle avoua avoir déjà commencé à le sauver :

« C'est-à-dire ? » Il n'était pas au courant pour l'université. D'ailleurs, il avait toujours oublié de le rajouter dans ses plans d'avenirs. Gaby lui adressa un sourire avant d'ajouter : « Dans ce cas commençons maintenant, prenons ce nouveau départ, soyons fous ! » Il rit légèrement, pas d'un rire moqueur, mais un rire joyeux avant de finalement reprendre son sérieux pour lui remettre la perfusion. Il était hors de question qu'elle l'enlève. Il ne pu s'empêcher d'être amusé par sa remarque et s'en amusa : « Oh oui c'est vrai que tu es obèse, à cette allure tu ne passeras plus les portes ! » Il sourit amusé avant de lui donner une petite tape sur le bras : « Arrête tes conneries tu veux ! On dirait le discours d'une anorexique ! T'as d'ailleurs pas intérêt à l'être, chaque problème en son temps ok ? » Il préférait la mettre en garde. « Tu gardes cette sonde jusqu'à ce que le toubib te demande de l'enlever. » Il la regarda dans les yeux et la laissa entremêler leurs mains entre elles. « Il faut aussi que tu fasses cette cure pour toi Helly'...j'me souviens lorsque nous nous sommes rapprochés, quand j'ai voulu t'amadouer avec de la meth tu l'as refusé, je t'ai promis que plus jamais je t'en donnerais...bref ce que je veux dire c'est que tu es forte, j'étais admiratif de cette femme qui affronte son addiction...je veux retrouver cette Hellyxir là, celle qui se bat et qui arrivera à définitivement mettre un terme à la drogue. » Il vint lui embrasser les mains « Je crois en toi et oui c'est à moi de m'occuper de toi, on est une équipe Helly' et nous traverserons ensemble les épreuves qu'elles soient bonnes ou mauvaises. »

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Sam 2 Juil - 21:43


GABY-ANN ♠ HELLYXIR

"You're just like a pill, instead of making me better, you keep making me ill."


Hellyxir avait tant bien que mal essayé de se projeter loin dans le futur, de concevoir sa vie différemment, mais elle avait l’impression que sa vie s’arrêtait tôt. Comme s’il ne pouvait y avoir une existence après la vingtaine. Ou alors, elle n’avait simplement pas envie de se voir vieillir. Elle ne savait vraiment ce qu’elle attendait de sa vie d’adulte. Elle ne voulait pas s’insinuer dans un quotidien morose où ses voyages se limitaient au travail et à son appartement. D’ailleurs, elle aimerait changer d’immeuble, avoir un plus grand espace, et une baie vitrée pour laisser passer plus de lumière. Elle aurait du coup plus de place pour ranger ses nombreuses guitares, et ce serait le signe d’une nouvelle vie, loin des mauvaises ondes qui existaient dans son appartement. Elle n’était pas croyante, ni tant superstitieuse, mais elle pensait quand même que les murs avaient une sorte de mémoire, qu’ils captaient un peu tout ce qu’ils puisaient de leur environnement. La jeune femme sentait du coup qu’après toutes les mauvaises choses qui étaient arrivées dans son habitation, elle ne sentirait plus comme chez elle, bien qu’elle avait vécu de super moments, comme leur première fois avec Gaby, après la fête foraine.

D’ailleurs, en pensant, à tout cela, quand elle irait mieux elle se mettrait à composer une chanson pour lui. A la base elle n’était pas chanteuse dans son groupe, mais on lui avait plusieurs fois confirmé ses talents pour le chant. Elle aurait l’impression de se mettre à nue, de le laisser complètement entrer dans son jardin secret, mais c’était le jeu, quelque part. A quoi bon avancer dans une relation si c’était seulement pour l’effleurer ? Elle désirait qu’il la connaisse entièrement, aussi bien que son ombre, même s’il comptait découvrir des parts de sa personne qu’il ne valait mieux ne pas connaître. En fait, plus elle s’adonnait dans cette relation, plus son cerveau la poussait à s’autodétruire, comme si il faisait une allergie à cette amour, qui ne lui procurait que du bien.

Alors qu’elle se sentait soulagée d’avoir retrouvé ses douces lèvres, la chaleur de son corps si réconfortante, il se confia un peu plus sur sa situation, et ses sentiments envers la jeune femme.

« - Ça n’arrivera plus. Je comprends ce que tu ressens, je ferai tout mon possible pour lutter contre mon addiction, et mes pulsions en général. A la base je voyais un psy’, mais j’ai arrêté parce que… j’ai en quelques sortes abandonné parce que j’avais aucun but pour continuer, mais maintenant je l’ai trouvé, lui confia-t-elle en le regardant tendrement. Je te promets d’y aller, après je te garantis pas que je vais y rester longtemps, je suis pas facile à vivre quand je suis enfermée, bizarrement ça me rappelle quelqu’un… ajouta-t-elle en souriant légèrement, en faisant référence au comportement de Gaby-Ann à l’hôpital.

Ils se ressemblaient beaucoup dans leur comportement. Ils n’appréciaient pas vraiment l’autorité, surtout lorsque les actions étaient contre leur gré. Elle aimait cette ressemblance, même si cela n’était pas une bonne chose, elle adorait se refléter dans sa personnalité car cela lui donnait encore plus l’impression qu’ils étaient fait l’un pour l’autre. Elle en profita pour faire courir ses doigts le long de sa main et de son bras, pour le rassurer et surtout le réconforter de toutes les émotions qui avaient pu le traverser en une seule journée. Ils avaient le don de se rendre fou, dans tous les sens du terme.
Elle laissa entendre qu’elle avait déjà commencé à prendre soin de lui. Elle apréhendait sa réaction, car il était encore une fois, comme elle, assez imprévisible. Elle chercha un peu ses mots, car elle ne voulait pas plus le chambouler après tout ce qu’il avait vécu.

- Je veux le meilleur pour toi. Je t’ai déjà dit que je te trouvais doué, intelligent et je veux plus que tu gâches tes capacités dans une chose qui n’en vaut pas la peine. J’ai donc envoyé des demandes à plusieurs universités, dans des sections qui te plaisent évidemment. Avant que tu ne dises « non, pas besoin, j’en veux pas » ou je ne sais quoi, tu y jeteras un œil, pour moi, ok ? Tu mérites d’accéder à bel avenir, et je veux en faire partie, lança-t-elle, sincèrement.

Son cœur augmenta le débit sanguin. Elle stressait face à sa réaction, mais elle savait qu’elle avait choisi les bons mots pour lui exprimer la raison pour laquelle elle l’avait fait. Elle tenait à lui, et ne pouvait définitivement pas le laisser s’enfoncer plus bas que terre.

- Pour commencer dans notre rébellion, tu peux me passer une cigarette Gabychou ? Je t’aurais bien fait l’amour là tout de suite, mais je vais refaire un autre arrêt cardiaque, et ce serait con, même si j’adorerais finir mes jours de cette manière, souria-t-elle, amusée.

Il essaya de lui remettre tant bien que mal sa perfusion, en luttant contre la protestation de la jeune femme. Elle fronça les soucils lorsqu’il lui répondit sarcastiquement qu’elle était loin d’être obèse et qu’elle réagissait comme une personne atteinte d’anorexie mentale. Même si cela la déchirait intérieurement d’avoir cette chose dans son corps, elle coopéra pour cette fois, en sachant que de toute manière, elle chercherait bien à compenser cette excès, lorsqu’elle serait en cure de désintoxication. Comme elle ne voulait pas lui causer plus de problèmes qu’elle n’en avait déjà fait, elle le laissa lui rebrancher le fil. Comme il fallait replanter l’aiguille dans la veine, son visage se crispa légèrement de douleur.

- Je vais essayer de te rendre fière de moi, je te promets, après ça ne va pas être simple et je risque surement de rechuter, mais je ferai tout pour te rendre heureux. Et, de toute façon je n’aurais pas la force, ni l’envie de traverser ça sans toi… Tu me rends vraiment niaise, en fait, lança-t-elle en rigolant.

Elle lui vola un énième baiser, essaya de se redresser bien qu’elle avait mal un peu partout.

- Tu peux pas me faire sortir de cette chambre pour qu’on aille un peu dehors ? J’en peux déjà plus. »


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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Dim 3 Juil - 1:46



Don't let me go


Gaby-Ann était un peu soulagé quand elle affirma que cette situation n'allait plus se reproduire, qu'elle allait essayer de faire de son maximum. Le jeune Karev espérait qu'elle ne lui mentait pas et qu'elle ferait véritablement tout pour réussir. Ils n'étaient pas à l'abri de ses rechutes, mais ça c'était le risque à prendre. Si jamais elle en faisait, il ne lui en voudrait pas, il ferait tout pour la ramener à la raison et lui rappeler son objectif. L'ingénu apprit également qu'elle voyait un psychologue et qu'elle ferait en sorte de retourner le voir avant de lui faire part de l'idée qu'ils avaient un point commun sur le fait qu'ils détestaient être enfermés.

« Très drôle ! J'veux pas être considéré comme étant en fin de vie c'est différent. » il grogna avant de finalement ajouter : « Tu as raison, on se ressemble une fois de plus sur ça ! Mais justement il faut que l'on se reprenne en main. » Il lui tira la langue avant de reprendre son sérieux : « C'est une bonne idée de reprendre tes séances de psy. J'en avais une avant, mais elle s'est mise en arrêt maladie pour cause de grossesse !  Mais même si j'étais contre ces séances, je dois admettre que ça m'a permis de longuement réfléchir et de prendre des décisions. »

Pendant longtemps, Gaby-Ann avait refusé de consulter chez le psychologue. Néanmoins, il avait fini par céder sous la pression de sa famille et parce qu'il avait fait assez tourner en bourrique sa psychologue. Au début, il n'avait pas voulu se confier, préférant jouer aux petits cons, mais finalement, sa psychologue avait fini par le percer à jour ce qui l'avait rendu vulnérable et fermer toute échappatoire. C'est pourquoi il s'était confié ce qui lui avait finalement permis de réfléchir sur sa vie même si ce n'était pas dans le sens des volontés de ses proches. Gaby savait donc que des séances pourraient aider Hellyxir à aller mieux. Néanmoins, il avait quand même un petit peu peur de ce que pourrait lui dire le psychologue comme par exemple que leur relation pouvait être nuisible. Il avait bien vu le regard du médecin lorsqu'il avait quitté la pièce. Beaucoup voyait leur relation d'un mauvais œil, mais Karev était persuadé du contraire. En effet, il était prêt à miser sur l'idée que s'ils foiraient leurs vies respectives, seul l'amour, l'être aimé permettait de canaliser toutes ses mauvaises choses pour en faire quelque chose d’extrêmement positif. En revanche, en cas de séparation, toute cette positivité pouvait exploser en quelque chose d'effroyable comme de l'autodestruction de l'un comme pour l'autre. Ils n'en sortiraient pas indemne de cette relation. Gaby-Ann se sentait comme un petit chaton qui ronronnait parce qu'il recevait de l'affection d'Hellyxir. Ses petites caresses le réconfortaient du cauchemar qu'il avait vécu. Il avait envie de faire de même à la jeune femme pour lui prouver qu'il ne la quitterait pas, mais les câbles empêchaient toute proximité. Hellyxir se jeta à l'eau et lui avoua l'avoir inscrit à l'université sans son accord. Il la dévisagea croyant à une blague de sa part, mais celle-ci semblait décidément sérieuse. Gaby-Ann fut pris au dépourvu, il ne savait pas comment réagir, il n'aimait pas que les choses soient faites derrière son dos. Jamais il n'avait pensé à reprendre l'université, il avait même songé à faire des petits boulots à la place, après tout il fallait gagner de l'argent alors s'il ne le faisait pas illégalement, il devait le faire d'une autre façon c'est-à-dire légalement. L'université n'apportait pas un travail, il n'était même pas sur d'y arriver jusqu'au bout. Il resta silencieux, l'écoutant jusqu'au bout. Apparemment, Hellyxir avait prévu le coup, elle était douce et savait ce qu'il allait rétorquer alors elle l'avait appréhendé. Gaby la regarda dans les yeux :

« T'es pas croyable ! » Il le disait sur le ton de la surprise et de l'agacement. Cependant, il se rétracta de lui faire la morale, ce n'était pas l'endroit ni le bon moment, puis elle le prenait sur les sentiments. Il laissa échapper un soupire avant d'ajouter : « Tu fais déjà partie de mon avenir, on a pas besoin de ça. » Il grimaça : « Bon ok...j'y jetterais un coup d'œil, mais juste un coup d'œil ok ? Ça ne veut pas dire oui ! »

Gaby était encore frileux sur ce sujet, mais il accepta car Hellyxir allait faire des concessions en allant au centre, c'était à son tour d'en faire puis ce n'était pas comme si ça allait le tuer de jeter un coup d'œil. Il ne pu s'empêcher de pouffer de rire lorsqu'elle le nomma « Gabychou » et qu'elle fit référence au fait qu'ils ne pouvaient pas faire l'amour, mais qu'en revanche elle désirait une cigarette :

« Gabychou ? Tu es sérieuse Hellychou ? » il rit de plus belle avant de fouiller dans ses poches de jeans à la recherche de ses cigarettes. Il en profita au passage pour l'écouter. Il aimait ces moments d'échanges entre eux, leur relation était tellement forte sur tout point qu'ils n'avaient pas besoin que de l'harmonie sexuelle. L'ingénu la regarda dans les yeux une fois qu'il eut trouvé son paquet et son briquet : « Je suis déjà heureux avec toi et je suis également fière de toi et cela malgré les bas que nous avons eu et ce que tu as eu...comme je te le disais, je crois en toi tout simplement. » Il rit : « Mais tu es mignonne également lorsque tu es niaise ! Et puis qu'est-ce que je devrais dire de moi ? Je suis un amoureux transit ! » Il pouffa de rire avant de venir l'embrasser tendrement avant qu'elle le supplie de sortir. Il marmonna : « Tu m'énerves ! » Hellyxir était infatigable et surtout aussi têtue que lui. Karev ne pu s'empêcher de sourire avant de dire : « Juste pour fumer, pas plus ! » Il était sérieux, il ne souhaitait pas céder davantage et mettre en péril son traitement. Gaby-Ann prit le fauteuil roulant et aida sa petite amie à s'y asseoir. Le jeune homme connaissait l'astuce pour passer inaperçu, il fallait comme comme si tout était normal, plus c'est flagrant, mieux c'est. Il ne fallait surtout pas se cacher ou tenter d'être discret. Il embrassa Hellyxir pour la seconde fois.

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Dim 3 Juil - 12:14


GABY-ANN ♠ HELLYXIR

"You're just like a pill, instead of making me better, you keep making me ill."


Hellyxir se mettait souvent à penser à ses parents. Que penseraient-ils en la voyant ici, allongée sur ce lit d’hôpital, juste après avoir été réanimée deux fois ? En fait, elle essayait de balayer ces pensées de son esprit. Elle adorait ses parents, avaient de bonnes relations avec eux, même s’ils n’avaient jamais essayé de s’immiscer plus que cela dans la vie de leur fille. Ils n’étaient pas au courant de tout ce qu’elle traversait, mise à part, le fait qu’elle était malade vu que le trouble s’était révélé dans son adolescence. Elle savait qu’elle ne pouvait pas les rendre fiers. Après tout, quel parent serait heureux d’apprendre que son enfant était toxicomane ? D’autant plus qu’elle rechignait encore à se faire soigner, même si elle allait se forcer pour Gaby, et surement un peu pour ses géniteurs. Une part d’elle désirait quand même obtenir une vie plus saine, plus stable et plus prévisible. Même si l’adrénaline coulerait moins dans ses veines, au moins, elle serait en bonne santé et ne se mettrait plus vainement en danger. A force de vouloir toucher le soleil, elle allait tôt ou tard se brûler les ailes. C’était aussi le cas de son acolyte, qui semblait commencer à en prendre conscience.

« - T’es pas en fin de vie, t’es juste en danger de mort toutes les cinq minutes, et ton espérance de vie baisse à trois secondes si tu te cognes à une table ! lança-t-elle sur un ton à moitié sérieux et à moitié sarcastique.

Elle fronça légèrement les sourcils lorsqu’il lui parlait de son expérience avec une psychologue. Elle ne pouvait s’empêcher d’être au petit soin pour lui.

- Je suis pas psy’ bien que j’en ferai une très bonne, plaisanta-t-elle, mais tu peux me parler si tu as besoin, tu sais que tu peux tout me dire ? ajouta-t-elle en serrant sa main.

Même si elle avait été blessée par la vie et par les autres, elle avait toujours cette nature altruiste qui baignait en elle. Surtout lorsque la personne comptait énormément pour elle. Hellyxir ne saurait vraiment expliquer pourquoi c’était Gaby, et pas quelqu’un d’autre, mais il n’y avait sans doute rien à comprendre. Cela faisait partie des choses qui restaient mystérieuses. Pour une fois, elle avait envie de se projeter plus loin avec quelqu’un. En même temps, il était difficile de se voir passer le restant de ses jours avec un homme qui battait sa femme. Cet épisode traumatisant avait sans doute entretenue ses penchants autodestructeurs, car elle était certaine que c’était cela qu’il l’avait fait tenir autant de temps sans mettre fin à ses jours. En fait plusieurs fois, quand elle était allée chez son ancienne psychologue, celle-ci lui avait demandé : « mais comment avez-vous survécu ? » elle n’avait juste pas su quoi lui répondre car elle ne s’était jamais posé la question. Elle l’avait juste fait, et rêvé à des jours meilleurs, sans doute. Elle avait toujours eu la force mentale de supporter énormément de douleur tant elle arrivait à la faire disparaître de différentes manières. Ce n’était peut-être pas la meilleure des méthodes, mais c’était une façon bien à elle de survivre. Elle était du coup capable d’affronter la douleur pour Gaby, et même de la porter pour leurs deux personnes. Mais jamais elle ne le laisserait. Qu’il soit d’accord ou non, cela ne changerait rien. La jeune femme appréhendait quand même sa réaction vis-à-vis de l’université car elle l’avait fait sans son consentement. Si elle lui avait demandé son avis, elle aurait reçu un non définitif, sans retour possible. Le mettre devant le fait accompli pouvait peut-être lui donner une chance qu’il regarde, et qu’il s’y intéresse.

Tout d’abord, la réaction du jeune homme fût sur la défensive et l’agacement. Puis en réfléchissant, il se radoucissait et ouvrit cette porte qu’Hellyxir attendait tant. Elle ne pût s’empêcher de sourire à pleine dent. Son visage s’illumina de bonheur.

- C’est tout ce que je demande de toi pour le moment ! Et tu pourrais me dire quand même merci parce que je t’ai fait tout le sale boulot, hein, sans compter les compliments que je viens de te faire ! lança-t-elle en rigolant.

Alors qu’il pouffa de rire suite au surnom qu’elle lui avait donné elle rigola à son tour en répondant :

- Quoi ? Tu préfères que je t’appelle « mon chéri d’amour » ou « mon petit macaron à la framboise » ?

Il chercha en même temps son paquet de cigarette et lorsqu’il l’eut trouvé, il en piocha une et lui transmis avec le briquet. Elle attendrait de sortir pour l’allumer, parce qu’elle ne voulait pas être envoyée de force dans un hôpital psychiatrique à cause de ce geste. Cela paraissait surement un peu trop extrême, mais on ne savait jamais, dans le doute, il valait mieux faire profil bas. Même si elle l’avait dit sur le ton de l’humour, elle n’aurait pas dit non à une partie de jambe en l’air si sa santé le lui avait permis. Mais elle comptait être raisonnable, pour lui. Elle rigola lorsqu’il ajouta qu’il était aussi niais qu’elle et apprécia évidemment le fait qu’il la rassure.

- Je crois en nous. Même si on est des cas ! plaisanta-t-elle.

Elle lui demanda de sortir, parce qu’elle n’en pouvait plus de rester entre ces quatre murs froids et sinistre. Le jeune homme lança ironiquement qu’elle l’énervait.

- C’est pour ça que tu m’aimes ! répondit-elle au tac au tac. Et oui, après promis on remonte, je veux juste fumer et prendre l’air. »

Ils descendirent en bas sans le consentement du médecin, mais elle savait que Gaby avait l’habitude donc elle ne s’inquiétait pas vraiment d’être prise en flagrant délit. Ils essayaient de paraître normal, comme si elle avait eu cette autorisation fictive. Arrivée en bas, l’air frais caressa son visage et la lumière vive du soleil lui remontait déjà le moral.

- T’façon on ne pourra pas rester longtemps, ils vont surement me transférer dans la journée là-bas, lâcha Hellyxir en parlant du centre de désintoxication, avec une pointe d’amertume et d’inquiétude dans la voix. Et si je tombe sur des fous ou sur des beaux mecs bien musclés, t’y penses à ça ? ajouta-t-elle pour dissuader Gaby-Ann de la laisser partir. »

Elle passait de la joie à la tristesse en un quart de seconde. Ses sauts d’humeurs étaient fréquents et imprévisibles, et cela faisait partie de sa maladie. Elle alluma sa cigarette et tendit le briquet à Gaby. La bouffée fût libératrice.


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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Dim 3 Juil - 23:25



Don't let me go


« A t'entendre on dirait que je suis traqué par la mafia ou que je suis Cassebonbon des Razmoket ! »

Il ne pu s'empêcher de rire en imaginant les deux situations, fort heureusement ce n'était pas le cas. Ceci dit elle n'avait pas tort, enfin elle dramatisait tout comme son frangin et sa famille, mais c'était parce qu'ils s'inquiétaient pour lui. Helly fut ensuite touchante lorsqu'elle lui proposa de se confier s'il le souhaitait. Il lui caressa tendrement la main en guise d'approbation avant de murmurer :

« Tu lis déjà en moi comme dans un livre ouvert. »
Il sourit : « Je te dis déjà tout et même tu en sais plus que ma jumelle ! »

Oh oui, Helly' avait prit une énorme place dans son cœur, elle était également sa confidente, mais il était touché qu'elle le lui rappelle. Il savait qu'il pouvait compter sur elle quoi qu'il arrive. Gaby-Ann lui faisait pleinement confiance à l'exception des mecs, parce qu'il n'était pas aussi assuré qu'il le laissait paraître et qu'il avait peur qu'un jour, la jolie blonde tombe sous le charme d'un autre homme. Si ce jour arrivait, cela lui briserait littéralement le cœur, il avait besoin d'elle, c'était son oxygène, son héroïne, son âme sœur. Il n'aurait pas assez de mots pour la qualifier tellement il tait raide dingue d'elle. Hellyxir était au petit soin pour lui et elle le lui montra une fois de plus cette fois-ci en évoquant le fait qu'elle l'avait inscrite à l'université. Gaby-Ann était surprit et même agacé parce qu'il n'aimait pas que l'on l'y oblige en faisant des choses derrière son dos. Néanmoins, il ne lui fit aucune scène, il faut dire que sa jolie blonde savait être convaincante, il ne pouvait même pas résister à son sourire charmeur. Rah ! Il la détestait quand elle faisait ça ! Il avait envie de lui sauter dessus pour la remercier d'une toute autre façon. Cependant, il faudrait attendre un peu avant d'envisager ce genre d'option.

« Je dois te dire merci parce que tu l'as fait sans mon consentement alors que je t'avais dit non ? » Il marmonna avant d'ajouter avec une petite moue mignonne : « Merci...mais pour les compliments pas pour la faculté ! » Bien évidemment, au fond il la remerciait surtout pour l'université. Gaby-Ann était ravi de son surnom. Bien évidemment, il était comme elle, il préférait l'originalité, le côté décalé que de faire dans le classique. Ce n'était pas pour lui les mon cœur, mon amour. Ils ne pourraient jamais se disputer sur ça et ils avaient la même conception du couple. « Pourquoi pas ? J'aime bien celui de mon petit macaron à la framboise ! » Gaby pouffa de rire : « C'est décidément ridicule ! » Le jeune homme préférait décidément l'appelait d'une manière originale et rien qu'à elle, il était même prêt à l'appeler sa petite chose s'il le faut ou sa blondasse du moment que ça changeait des autres couples et que cela pouvait leur plaire à tous les deux. Peu de temps après les deux amants quittèrent la chambre en toute discrétion pour aller fumer dehors. Gaby-Ann poussa la jeune femme qui était assis sur un fauteuil roulant. Il ne pu s'empêcher de sourire sur sa remarque, en effet ils étaient des cas. Le jeune Karevsortit une cigarette pour lui afin de la rejoindre dans cette envie. Si jamais elle remplaçait la drogue par la cigarette, il ne lui en voudrait pas.

« Peut-être bien oui. » Il sourit en coin avant de prendre une première taffe. Gaby-Ann l'aimait plus que tout. D'ailleurs lorsqu'elle évoqua le centre, son cœur se brisa une fois de plus. Il ne voulait pas la savoir là-bas, pourtant c'était la meilleure des solutions. Il tenta de ne pas changer d'arguments et encore moins d'avis pour ne pas la déstabiliser ou qu'elle joue de sa faiblesse pour qu'il l'aide à ne pas y aller.

« Je vais prendre les clés de ton appartement afin de t'apporter des vêtements. Tu veux des affaires en particulier ? »
Il tenta de garder une voix normale presque distante pour ne pas céder à ses émotions. Gaby fuma un peu avant de garder le cap : « Tu ne tomberas pas sur des fous, quant aux beaux mecs je te donne l'autorisation de mater de toute façon tu risques de le faire sans que je t'autorise quoi que ce soit. » Il rit puis il se mit à genoux devant elle tout en continuant sa cigarette : « Mais j'sais que je vais tellement te manquer que tu écriras mon prénom sur tous les murs de ta chambre. » Il sourit amusé avant de reprendre son sérieux tout en lui caressant le genou : « Tout va bien se passer Helly', je viendrais te rendre visite dès que je le pourrais et quand tu sortiras de là-bas on rattrapera le temps perdu, on débutera une nouvelle vie tous les deux. » Gaby termina sa clope et se leva pour l'embrasser tendrement : « Allez rentrons. » Dit-il à contre cœur, ne souhaitant pas la laisser partir.

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Lun 4 Juil - 9:55


GABY-ANN ♠ HELLYXIR

"You're just like a pill, instead of making me better, you keep making me ill."


L’ambiance était redevenue bon enfant, comme si rien ne dramatique ne s’était passé. C’était cela la grande force de leur couple : il savait prendre le bon, et passer outre le mauvais. Rire et se détendre ne signifiaient pas qu’elle n’avait pas pris en considération tout ce que Gaby lui avait dit. Elle l’avait pris à contre cœur, mais au sérieux. Elle n’aimait simplement pas dramatiser des heures sur ses erreurs car selon elle, la vie était bien trop courte pour se prendre la tête pendant cent ans. Le jeune homme semblait être du même avis qu’elle sur le sujet. Elle avait envie de passer ses derniers instants à rire avec lui avant qu’elle ne retrouve le calme et la morbidité de la solitude. Qu’allait-elle bien pouvoir faire là-bas ? A part détailler les murs de sa chambre, tourner en rond dans la pièce, et sûrement avaler des médicaments ? Elle se rassurait en se disant qu’elle avait sûrement croisé de bonnes personnes avec qui nouer des affinités, même si la seule personne avait qui elle aurait envie de passer du temps l’attendrait dehors.
Elle rigola à sa remarque sur la mafia et sur le dessin animé :

« - Maintenant que j’y pense, c’est vrai que vous avez un air de famille, plaisanta-t-elle.

Elle ajouta peu après qu’il pouvait compter sur elle, si le besoin se présentait. C’était important pour Hellyxir qu’il le sache, car elle ne voulait qu’il se sente démuni à un moment ou à un autre. Elle serait toujours là pour le soutenir, quoiqu’il advienne, à n’importe quelle heure de la journée. Elle souria, satisfaite, lorsqu’il lui confirma qu’elle en savait déjà beaucoup sur lui. Elle espérait que ce soit le cas, car elle ne se lassait jamais de le découvrir. Elle trouvait qu’il avait une belle âme, et qu’il méritait ce qu’il y avait de mieux. C’était évidemment pour cette raison qu’elle allait dépenser le peu d’énergie qui lui restait pour lui bâtir un avenir où elle comptait se faufiler pour y trouver une place. Elle l’avait fait égoïstement, sans son consentement, car elle savait qu’il ne prenait toujours pas conscience de ses capacités intellectuelles. Son rôle était justement de les révéler. Elle serait là aussi pour cela, jusqu’à ce qu’il obtienne toute l’assurance nécessaire pour se construire un avenir qui lui convient. Elle leva les yeux au ciel lorsqu’il lui répondit qu’il la remerciait pour les compliments et pas pour l’inscription. Hellyxir savait évidemment que cette attention le touchait bien qu’il essayait de se persuader l’inverse.

Elle pouffa de rire à son tour lorsqu’il ajouta ironiquement qu’il adorait ces surnoms, avant qu’il ne déduise que c’était ridicule. Elle ne pouvait que d’être de son avis, elle n’était pas du genre mielleuse à trouver des surnoms à rallonge pour lui montrer son affection. En fait, elle adorait les petits mots d’amour, mais lorsque cela sonnait discret. Elle n’était pas non plus du genre à embrasser son petit-ami toutes les cinq minutes, que ce soit dans la rue, dans le bus ou dans le métro. Ce n’était pas parce qu’elle avait honte, c’était simplement parce qu’elle était réservée et pudique lorsqu’il s’agissait de sentiments.

La jeune femme s’installa dans un fauteuil roulant. Elle détestait cela. Elle n’aimait pas paraître malade, alitée et tout ce qui avait attrait à la maladie. Cependant, elle était encore faible pour que ses jambes ne la portent. Gaby la poussa jusqu’à la sortie, l’air de rien, afin de passer la porte d’entrée sans être interpellé. En se plaçant à l’entrée, elle alluma sa cigarette, tirait dessus comme si elle comptait dessus pour la détendre. Le jeune homme lui demanda si elle avait envie qu’il lui ramène des affaires en particulier, et son cœur se tordit de nouveau.

- Prends-moi des trucs simples, mais pas trop moches quand même, parce que je veux être belle quand tu viendras me voir, avoua-t-elle en souriant timidement.  T’en profiteras pour prendre les dossiers de l’université sur la table, et puis tu pourras nourrir mon chat s’il te plait ?

Elle avait l’impression de beaucoup lui en demander, surtout qu’elle savait qu’il n’était pas tellement fan des chats, mais bon, elle ne voulait pas le laisser mourir. Si cela ne tenait qu’à elle, la jeune femme l’aurait d’ailleurs emmené avec elle. Elle lâcha un petit rire lorsqu’il lui lança qu’elle n’attendrait pas son autorisation pour regarder ailleurs.

- Tu seras toujours le plus beau pour moi, le dragua-t-elle avec un sourire en coin. Et oui, tiens, tu m’as donné une idée, je vais mettre des photos de nous, ça fera toujours moins glauque, ajouta-t-elle.»

Il essaya de la rassurer en lui confiant que tout allait bien se passer. Elle acquiesça, la peur pouvait se lire sur son visage, puis ils rentrèrent à l’intérieur. Le médecin fût venu quelques minutes après qu’elle se soit ré installée dans son lit, par chance, et comme attendu il comptait la transférer immédiatement après discussion avec le corps médical.
________________________________________________________________

Un mois ou plus avait passé après son internement en cure de désintoxication. Elle avait souvent pêté les plombs, et cela l’avait privé de sortie pendant plusieurs jours. Elle pensait devenir folle. En plus des médicaments qu’on lui donnait et qui la shootait au point de ne plus pouvoir se rappeler qui elle était, elle devait voir un psychiatre. Elle essayait, pendant ses consultations, de paraître calme et saine d’esprit, car elle se doutait bien que ce serait lui qui donnerait le feu vert pour son départ. Elle donnait le change en lui disant ce qu’il désirait entendre : que la cure se passait bien, qu’elle ne ressentait pas les effets du manque, et qu’elle était bien plus heureuse depuis qu’elle avait été internée. Tout était faux. Son état mental empirait au point où, même les photos qu’elle avait de Gaby ne lui faisaient plus rien ressentir. C’était devenu une coquille vide. Et puis, elle sentait que le psychiatre agissait bizarrement, mais la plupart du temps, elle était entre le sommeil et l’éveil, et ne percevait pas bien la différence entre le rêve et la réalité. Si elle ne rêvait pas, cela voulait dire que le psychiatre avait réellement un problème mental, car elle se voyait abusé par lui, sans qu’elle ne puisse rien faire d’autre que d’accepter.

Elle avait noué quelques affinités avec des résidents qui étaient là depuis très longtemps. Cela augmentait ses peurs de rester autant de temps qu'eux. Mais si son esprit était tellement perdu dans un autre univers qu'elle n'avait même plus conscience que ce que représentait une journée de vingt-quatre heures.

Aujourd’hui cela faisait un mois. Les infirmières lui avaient confié qu’elle aurait de la visite. Elle espérait que ce soit Gaby, bien qu’elle n’arrivait plus à éprouver une once de joie, à cause des médicaments. Elle avait l’impression que les doses augmentaient à mesure que les semaines défilaient. Elle ne se sentait plus maître de son corps. Elle était assise sur son lit, fixant le mur qui était en face, et regardait les photos de Gaby, comme absorbée par ce qu’elle voyait, mais aucun sentiment ne transperçait son cœur comme il savait si bien le faire, avant. Elle entendit toquer à la porte, puis vit son petit-ami entrer dans la pièce, tout sourire. Elle passa une main sur visage afin de l’aider à se réveiller, même si cela ne marchait pas.

« - Gabychou… lâcha-t-elle, en souriant légèrement, d’une voix fatiguée. »

Elle tendit les bras vers lui, comme si son corps cherchait instinctivement son contact.
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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Lun 4 Juil - 12:00



Don't let me go


Gaby-Ann lui tira la langue quand elle renchérit à sa blague sur les Razmokets. Il était gaga de ce dessin animé petit lorsqu'il ne pouvait pas faire grand-chose mise à part rester sage pour ne pas se blesser alors la télé était devenue sa meilleure amie, enfin jusqu'à ce qu'il décide de se rebeller. Plus ils passaient du temps ensemble, plus les minutes avançaient vers l'heure du départ. L'intello évita de montrer trop sa tristesse pour ne pas la faire culpabiliser de le laisser ou autre, il fallait qu'il soit fort pour elle, lui montrer que tout irait bien, car il y croyait dur comme fer. Le jeune homme pensa au centre et se rendit compte que si elle y allait maintenant, Hellyxir risquait de manquer de vêtements. C'est pourquoi, il lui proposa tout bonnement de lui en apporter. Il ferait plusieurs aller retour cela ne le dérangeait nullement.

« Tu insinues que j'ai des goûts de chiotte ? » Il la taquina bien sûr avant de rire. Il est vrai que les mecs n'avaient pas le style vestimentaire dans la peau, en tout cas pour choisir celui des filles. Hellyxir le relança également sur l'université, décidément elle ne lâchait pas l'affaire. Cependant, le jeune homme ne voulait pas la contredire, elle avait l'immunité tant qu'elle n'était pas guérit puis il le ferait, notamment par curiosité. « Oui je les prendrais ne t'en fais pas. » Il lui adressa un sourire avant d'ajouter : « Je m'occuperais de lui également, je passerai tous les jours, il ne se sentira pas seul. » C'était dans ses cordes de s'occuper d'un chat puis il ne souhaitait pas qu'Hellyxir passe son séjour à s'inquiéter du félin, elle avait d'autres chats à fouetter sans jeu de mot ! « Je te rajouterais dans ta valise une de mes gameboy, ça te feras passer le temps. » Il eut un petit sourire : « C'est mon côté geek ! » Gaby-Ann avait beaucoup développé ce côté geek à cause de sa maladie, puis il était un peu comme The big bang theory, il pourrait être carrément pote avec ces mecs ! Le jeune Karev ne pu s'empêcher de sourire lorsqu'elle avoua qu'il était le plus beau. Elle avait le don pour le flatter même s'il pensait le contraire. Il fut en tout cas touché quand elle évoqua l'idée de mettre des photos d'eux dans sa nouvelle chambre. Il hocha la tête, il les rajouterait dans la valise. Gaby se souvint encore lorsqu'ils avaient joué avec le polaroid, ils en avaient fait de ces grimaces devant l'objectif. Peu de temps après, ils durent rentrer à contre cœur. Le départ était arrivé.

_________________________________________

Un mois s'était écoulé depuis le départ d'Hellyxir en cure. Il ne se passait pas un seul instant où il ne pensait pas à elle. La jolie blonde était sa drogue, il en ressentait le manque comme Hellyxir avait dû sentir cette sensation avec la meth. Comme promis, il allait pratiquement chaque jour chez elle, finalement il s'était même attaché à son minou, il devait être même entre de devenir gaga, car il lui arrivait de lui parler. Pendant un mois, l'état de santé de Gaby-Ann s'était aggravé, il devait prochainement passer des tests dans le service oncologique de l'hôpital, mais il évita de s'inquiéter même si son frère semblait lui en vouloir terriblement. En tout cas, Gaby se sentait rapidement malade, il était sujet à des maux de têtes, des vomissements et de la fièvre. Peut-être que ces réactions physiques étaient liées aux nouvelles doses de son traitement, comme il les prenait régulièrement comme promis pour Hellyxir, à moins que ce soit autre chose, mais dans tous les cas quelque chose n'allait pas. Fort heureusement, pour le jour j il n'avait eu aucun de ses symptômes. Gaby s'était bien habillé pour l'occasion. Il avait mis une chemise blanche et un jean. Il était angoissé à l'idée de revoir Hellyxir. Il avait peur qu'elle l'avait complètement oublié et qu'elle avait rencontré un mec beaucoup plus intéressant que lui. Être enfermé pouvait rapprocher énormément des gens. Gaby-Ann avait hâte de la serrer dans ses bras, de lui dire qu'il l'aimait et qu'elle lui avait terriblement manqué. Il devait également lui annoncer une bonne nouvelle. En effet, Karev avait fini l'inscription à la fac, il commençait la semaine suivante. Comme promis, il ne s'était pas dégonflé. Quoi qu'il en soit, l'ingénu arriva au centre de désintoxication. Il demanda à voir Hellyxir et on le conduisit jusqu'à sa chambre. Gaby pénétra à l'intérieur de la chambre après avoir frappé à la porte. Sur le moment, il était tellement heureux de la retrouver qu'il ne fit pas gaffe à son état.

« Hellychou !!! »

Gaby lui adressa son plus beau sourire avant de se précipiter vers elle et la prendre dans ses bras. Il la serra de toutes ses forces contre lui sans lui faire mal, il était aux anges, rêvant de cet instant présent. Le jeune homme déposa quelques baisers dans son cou avant de l'embrasser tendrement sur ses lèvres avant de rompre le baiser : « Tu m'as manqué, tu ne peux pas savoir à quel point ! »

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Lun 4 Juil - 13:41


GABY-ANN ♠ HELLYXIR

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A la base Hellyxir était contre la médication, mais là, son traitement était censé être substitutif de la meth, mais elle était persuadée que ces médicaments n’étaient pas de cet ordre-là, car elle ressentait toujours les effets du sevrage qui alliaient nausées, vomissements et sueurs froides. Elle n’était plus elle-même depuis qu’elle était installée dans le centre de désintoxication et elle avait l’impression d’être la seule personne dans un état végétatif. Les autres ressentaient parfois cet effet de manque, mais ils arrivaient à faire des choses de la vie quotidienne comme de marcher, parler, penser. La jeune femme était privée de tout cela contre son gré. La moindre marche lui donnait l’impression de tanguer comme si elle était sur un bateau, et elle n’arrivait plus à penser, ni à aligner une phrase correctement, parce que discuter nécessitait l’usage de son cerveau, et là, il était comme déconnecté. Comment se faisait-il qu’il n’y avait qu’elle qui semblait galérer autant ? Elle se posait souvent la question lorsqu’elle regardait les autres, puis deux secondes après elle s’évanouissait dans son lit, ou même sur un banc. Elle était comme épuisée alors qu’elle ne faisait pas grand-chose.

De nature vive, et enthousiaste, Hellyxir était devenue léthargique, comme si on lui avait aspiré toute la vie existant en elle. Elle n’avait même plus la force d’embêter le personnel soignant qui en avait bavé lorsqu’elle était arrivée. Entre les crises de rage, et les essaies de fugue, elle n’avait pas été loin de se faire transférer ailleurs car ils étaient déjà tous à bout. Ils avaient sûrement du mettre en place un traitement pour réduire à néant ses envies de bousculade. Mais du coup, ce n’était plus elle.

Elle avait l’impression aussi qu’elle voyait le psychiatre plus souvent que les autres. Ses visites allaient d’une fois par jour minimum à une fois tous les deux jours maximum, alors que ses compagnons lui rendaient visite une fois par semaine maximum. Est-ce que son trouble et son addiction était tels que cela nécessitait un suivi plus poussé que les autres ? Rien n’en était moins sûr, car le psychiatre semblait aussi y trouver son compte. Il avait l’air plus souple avec elle qu’avec les autres car elle avait eu le droit de ramener la gameboy que Gaby lui avait prêté, alors que les nouveaux résidents n’avaient rien le droit de ramener tant que leur état n’était stabilisé. Bref, la situation était étrange et surtout inhabituel. Tout le monde commençait à s’apercevoir des faveurs que lui donnait le psychiatre. Quelques élans de jalousie émanaient parfois mais elle était beaucoup trop dans les vapes pour rétorquer quoique ce soit. Encore une chose qui avait changé, elle qui ne laissait jamais marcher sur les pieds. Elle avait eu aussi le droit à un portable, mais le numéro de Gaby avait été supprimé, comme rayé de la carte. Elle savait qu’elle n’aurait jamais fait une chose pareille, puisque le jeune homme représentait l’amour de sa vie.

Elle avait donc attendu cette visite, et la seule depuis un mois, avec impatience bien qu’elle ne s’en rendait pas particulièrement compte. Lorsque le jeune homme entra, son visage s’égaya légèrement, bien que la jeune femme avait l’impression que ses joues pesaient une tonne à porter pour lui décrocher un sourire. Elle faisait ce qu’elle pouvait. Gaby-Ann se précipita vers elle comme si il s’était écoulé une année sans se voir ni se toucher. Hellyxir n’arriverait même pas à quantifier son absence. Elle savait qu’il lui avait manqué, mais tout était flou dans son esprit, comme si ses sentiments avaient été anesthésiés. Elle posa sa tête sur son épaule tandis qu’il déposait des baisers dans son cou, et lorsqu’elle se redressa pour le regarder, il prit en otage ses lèvres tendrement avant de lui avouer qu’elle lui avait beaucoup manqué. Elle ne savait pas quoi dire, en fait, si, elle savait, mais son cerveau tournait trop au ralenti pour faire face au comportement de Gaby à son égard.

« -  T’es beau… lâcha-t-elle en plongeant son regard dans le sien.

C’était tout ce qui lui était venu à l’esprit. C’est vrai qu’elle le trouvait beau, mais juste cela lui demandait beaucoup d’efforts. Elle vint toucher sa peau comme si elle la redécouvrait pour la première fois.

- Puis t’as la peau douce.

Elle reprit, en fronçant les sourcils, à moitié éveillée :

- Je sais pas ce qu’ils me donnent mais ça marche pas. Dis… je me suis fait des copains. ‘Fin je pense, j’en sais rien, ils m’aiment pas trop parce qu’ils pensent que je suis privi…privilégier. Tu vois, en fait, j’ai plus de force pour faire des conneries… ajouta-t-elle en souriant. »

Elle avait ajouté cela car elle savait que Gaby aurait aimé qu’elle fasse les choses sérieusement, et qu’elle finisse sa cure de la meilleure manière qui soit. Il serait servi car elle n’était même plus d’humeur à sortir de sa chambre, surtout que cela impliquait de tomber par terre. A force de faire cela, elle avait beaucoup de bleus sur les bras, les jambes, les cuisses.  Enfin, elle n’était pas sûre que tous ses bleus étaient dus à ses chutes, car il y en avait quand même pas mal pour un corps si frêle que le sien. Elle ne se bagarrait pas non plus avec les autres, donc elle ne savait pas réellement la provenance de ses bleus. Ses rêves lui montraient pourtant une vérité, qu’elle avait du mal à croire tant elle était sordide.

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Mar 5 Juil - 2:34



Don't let me go


Gaby-Ann était tellement heureux de la voir, qu'il ne fit pas gaffe dans un premier temps à voir que rien n'allait. Il était éblouit par leurs retrouvailles. Des retrouvailles qu'il avait tant rêvé. Il avait imaginé de nombreuses fois ceux qu'ils allaient se dire, ce qu'ils allaient faire. Le jeune homme imaginait Hellyxir et lui dans une danse torride et enflammée tellement ils auraient été contents de se retrouver. L'ingénu avait eu peur également qu'elle ne le désirait plus, qu'elle avait trouvé un ancien drogué, style motard et rock'n'roll à son goût et qu'elle serait prête à partir de cet endroit avec lui sur sa bécane. Fort heureusement, Helly semblait être heureuse de le voir, c'est en tout cas ce qu'il pensa, il n'avait pas prêté attention à son enthousiasme. Karev l'embrassa avant de la serrer contre lui. Sa chaleur lui faisait du bien, caresser ses doux cheveux blonds aussi. Il venait de retrouver sa Helly. Le jeune homme la garda contre lui avant de la lâcher pour qu'elle puisse respirer. Sa jolie blonde lui fit remarquer qu'il était beau et qu'il avait la peau douce ce qui le fit sourire.

« Pourtant je ne suis pas allé chez le coiffeur et pour la peau douce je me suis tout simplement lavé. » Dit-il pour plaisanter. Il vint déposer un baiser sur son front : « Tu vas me prendre pour un dingue, mais j'ai noté ce jour sur mon calendrier comme si c'était le jour de Noël que j'attendais. » L'ingénu lui replaça une de ses mèches derrière son oreille tout en l'écoutant parler. Il trouvait ses paroles peu cohérentes, enfin il avait dû mal à la suivre. Pour le moment, Gaby-Ann justifia cette difficulté à convenablement s'expliquer à cause des médicaments et de l'émotion.

« Tu es sûre que tes médicaments ne marchent pas ? Tu m'as l'air un peu perché ma puce. » Le jeune homme n'aimait pas lui donner des surnoms nianian, mais il s'inquiétait un peu, d'ailleurs il était honnête en lui disant comme il la percevait à cet instant présent : « Tu penses être sevrée ? Je veux dire, tu as encore les symptômes selon toi ? » Gaby-Ann tenta de détendre l'atmosphère : « Des copains ? Pas de copines ? Tu as vu des beaux gosses finalement ? » Il lui sourit : « Si tu veux tu n'auras qu'à me les présenter histoire que je me présente comme ton petit ami. » Dit-il en voulant marquer son territoire parce qu'il était un peu jaloux et qu'il avait longtemps flippé tout seul dans son coin sur ça. Cependant, le jeune Karev ne comprenait pas pourquoi ces fameux copains ne l'aimaient pas et en quoi elle était privilégiée : « Pourquoi ils ne t'aimeraient pas ? Tu es privilégier parce qu'avec ton beau sourire tu arrives à avoir un second dessert à la cantine ? » Il la taquina une nouvelle fois pour toujours détendre l'atmosphère, à vrai dire Gaby se sentait mal à l'aise, quelque chose ne tournait pas rond et il ne saurait dire quoi, c'était peut-être dû au fait qu'Hellyxir semblait détachait lorsqu'elle parlait, mais il n'en était pas certains. « J'espère quand même que tu peux toujours continuer à en faire un peu même si on s'est promis de s'assagir. » Il vint déposer un baiser sur l'une de ses joues. Gaby-Ann lui attrapa ses mains pour les entrelacer avec les siennes. C'est alors qu'il aperçu les bleus sur ses bras. L'intello fut surpris, il se demandait comment il avait fait pour ne pas les voir en pénétrant la pièce, ils étaient si bleutés et si récent. L'ingénu lui attrapa doucement le bras pour les analyser, il s'y connaissait un peu à force de se faire des bleus. Ils n'avaient rien à voir avec ceux qu'il se faisait quand il se cognait bêtement quelque part et ils ne semblaient pas être fait par des piqûres : « Hey Helly', tu t'es fait ça comment ? C'est l'un de tes amis qui t'as fait ça ? » Gaby-Ann la regarda dans les yeux, il était perdu, ne sachant pas quoi penser de tout ça. C'est alors qu'il commença à remarquer également qu'Hellyxir avait un regard vide, ce n'était pas celui qu'il connaissait, c'était comme si elle était ailleurs. « Tu dors souvent Helly' ? Parce que tu me paraît fatiguée. » Aussi bête que cela puisse paraître, Gaby trouvait qu'elle avait été encore plus énergique lorsqu'elle était sortie de son overdose que maintenant, elle avait l'allure d'un zombie. « Excuse-moi de te harceler de questions...c'est juste que...je pensais te retrouver autrement... » Il ne saurait dire, mais une chose est sûre quelque chose n'allait pas. Karev se recula ensuite pour jeter un coup d'œil aux photos affichées sur le mur. Comme promis, Hellyxir avait pris le soin de mettre des photos d'eux.

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Mar 5 Juil - 11:29


GABY-ANN ♠ HELLYXIR

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Elle était tellement heureuse de le voir qu’elle aurait voulu le crier au monde entier, et sauter de joie. Mais comment faire lorsque son corps était piégé dans un tourbillon infernal de médication ? Elle paraissait paralysée, complètement ailleurs, ce qui la rendait d’autant plus vulnérable aux yeux de tous car elle était incapable de se défendre. Ses souvenirs depuis qu’elle avait attéris en cure étaient flous. Elle voyait des visages lui venir à l’esprit, mais c’est comme si son esprit les balayaient d’un revers de main. Tout était éphémère dans sa tête, et elle se réveillait souvent la nuit, haletante car l’angoisse de rester une nuit de plus la prenait à la gorge. En fait, son inconscient contrôlait simplement son corps. Son cœur battait souvent à tout rompre, lui lançant le signal que son organisme entier était prêt à décamper, chose qu’elle ne pouvait faire tant qu’on la shootait. D’ailleurs, quels étaient ces cachets sensé la guérir ? Ce n’était ni plus ni moins que des neuroleptiques, le genre de médicaments que l’on donne à des schizophrènes et non à des personnes ayant seulement un désordre émotionnel. La dose était beaucoup trop élevée compte tenu du poids de la jeune femme, et cela la rendait morte.

Pouvait-on se sentir mort lorsque l’on était en vie ? Cela paraissait étrange et paradoxal mais c’était exactement la situation dont Hellyxir était prisonnière. Son corps était dénué de vie, mais il restait un petit point de lumière à l’intérieur de son cerveau : son inconscient. A travers ses yeux vidés de toute émotion, ils traduisaient tout de même une détresse, celle de vouloir partir d’ici. Son corps désirait plus que tout d’être sauvé. Est-ce que Gaby-Ann pouvait comprendre ce message ? Est-ce qu’il pouvait faire quelque chose ? Est-ce qu’il pouvait la délivrer de son enfer ? Elle avait vécu beaucoup de choses entre la drogue, le fait de constamment faire face à ses idées noires, mais jamais elle n’avait été le jouet de quelqu’un d’autre. Son corps était mutilé de toute part, contre son gré.

Son regard n’était pas fixe. Elle n’arrivait pas à soutenir celui de Gaby. Elle fuyait son propre reflet, celui que le jeune homme n’arrêtait pas de lui envoyer à travers ses yeux, celle d’une personne totalement brisée, à la merci de tous. Elle acquiesça simplement lorsqu’il lui dit qu’il avait marqué cette date sur son calendrier. Elle ne pouvait s’empêcher de trouver le temps long, car il n’y avait plus de date pour elle. Elle était complètement déconnectée.

« - Dis, quand je sors ? lança-t-elle d’un ton lasse.

Elle avait dit cela comme si cela n’avait pas d’importance, car elle avait comme abandonné.

- Non les médicaments marchent pas... Je vomis souvent. Mais tu vois, mes copains eux sont pas comme moi. Ils sont pas comme moi… répéta-telle sur un ton fatigué. Puis si j’ai des copines, mais j’aime pas les filles, elles sont chiantes. J’aimerai bien te les présenter mais je suis trop fatiguée pour sortir.

Elle avait du mal à suivre le cours de la conversation, il allait trop vite pour elle.

- Bah en fait, le psy que je vois tout le temps il m’accorde des trucs en plus. Genre à la base, t’as pas le droit d’amener de jeu et tout, et j’ai pu prendre ta gameboy, mais je crois qu’on m’a supprimé ton numéro dans mon portable… et j’ai plus de photo de toi non plus…

Elle soupira, posa sa tête sur son épaule, et ferma les yeux tout en l’écoutant.

- Je suis assagie maintenant. Enfin, c’est ce qu’ils ont tous voulu… que je sois sage, parce que je faisais n’importe quoi quand je suis arrivée. Tu m’en veux pas ? lui demanda-t-elle en le regardant innocemment.

Lorsqu’il déposa des baisers sur ses joues, il vint entrelacer leurs mains pour qu’elles ne fassent qu’un, comme eux lorsqu’ils étaient ensemble jusqu’à ce qu’il remarque des bleus sur ses bras. Il lui demanda, entre l’inquiétude et la surprise, d’où cela provenait.

- Je… je sais pas… je crois pas…

Puis il la questionna sur sa fatigue car évidemment, cela sautait aux yeux qu’elle n’était pas dans son état normal.

- Je fais que de dormir… c’est à cause de lui que je suis comme ça… confia-t-elle en faisant référence au psychiatre.

Toujours sur l’épaule de Gaby-Ann, la jeune femme s’était assoupie. D’un coup, sans prévenir. Cela lui arrivait souvent, aux vues du dosage de son traitement qui l’assommait. Et puis quelques minutes plus tard, son cerveau avait commencé à sombrer dans un rêve, ou plutôt un cauchemar où elle se retrouvait en consultation avec le psychiatre. Tout allait bien pour le moment. Puis il commençait à s’approcher d’elle, faisant remonter sa main le long de sa cuisse, jusqu’à venir poser ses lèvres un peu partout sur son corps.

- Arretez…. Je veux pas… pourquoi vous faites ça, c’est du viol… vous me faites mal… lâcha-t-elle, perdue dans cauchemar. »

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Mar 5 Juil - 23:16



Don't let me go


Gaby-Ann se trouva dans une posture difficile. Il était dans l'incompréhension parce qu'il n'avait pas pensé qu'un centre de désintoxication rendait les gens comme l'était Hellyxir. S'il avait su, jamais il ne l'aurait envoyé ici. Karev avait eu de l'espoir dans ce lieu, il pensait qu'il permettrait à sa jolie blonde et à lui de commencer un nouveau départ. De ce fait, l'ingénu était perdu, déstabilisé, perplexe. Il n'aimait pas la voir dans un tel état végétatif surtout lorsqu'il l'avait connu pleine de vie, folle et souriante. Cette Helly' là lui avait manqué terriblement, il s'était attendu à la retrouver, certes peut-être plus assagit à cause de la cure, mais en gardant son grain de folie. Sa question concernant sa sortie lui brisa le cœur. Il voyait bien la différence entre l'hôpital et maintenant, lorsqu'elle avait refusé d'y aller, Hellyxir avait plutôt fait un caprice là c'était complètement différent dans la mesure où elle ne semblait pas croire à sa question, comme si elle était ailleurs et ne croyait plus à sa sortie. Gaby-Ann sentait son cœur se resserrer.

« Le plus tôt possible, je te le promets. »

Gaby-Ann ne savait pas que le plus tôt possible risquait d'être dans la journée lorsqu'il apprendrait les raisons de cet état. Le jeune homme l'a harcela de questions, c'était plus fort que lui, il s'inquiétait terriblement pour elle alors qu'il avait tenté de garder le cas et de rester positif tout le long, il ne s'attendait pas à l'imaginer à Guantánamo. Il resta près d'elle, il fut surpris de constater que les médicaments ne marchaient pas, ils ne servaient qu'à la canaliser et encore, il connaissait Hellyxir, il savait qu'elle n'était pas dangereuse si ce n'est pour elle-même. Gaby continua de lui caresser les cheveux :

« Je vais demander à mon frère ou Fraser si ces médicaments te correspondent vraiment, je vais trouver une solution. » L'ingénu ne voulait pas lui dire que ce n'était pas normal, il ne souhaitait pas l'inquiéter davantage. Il envisageait de se renseigner pour savoir si un médecin externe pouvait intervenir. Hellyxir tenta de lui expliquer que ses amis n'étaient pas comme elles, il avait du mal à voir où elle souhaitait en venir. Il se contenta de l'écouter, y compris au sujet des filles avant de la rassurer concernant le fait qu'elle ne pouvait pas les présenter car elle était fatiguée : « Une autre fois alors. » Ce n'était pas très important puisque Gaby-Ann était là pour passer du temps avec sa petite amie et rien d'autre. Hellyxir continua de lui répondre, elle devait tenter de suivre tant bien que mal ce que Karev lui disait. « Il faudra que tu me montres, tu as peut-être mal vu. » Comme elle était fatiguée c'était la seule raison possible à ses yeux. Quant au psychologue, il le trouvait bien gentil ce monsieur, mais quelque chose lui disait que ce n'était pas normal, il y avait des éléments qui clochaient. Il la laissa poser sa tête contre son épaule, appréciant sa présence contre lui : « Non je ne t'en veux pas, j'aurais sans doute fais la même chose. » Admit-il avec un léger sourire jusqu'à ce qu'il remarque les bleus sur sa petite amie. Cette dernière ne savait pas d'où ils provenaient, elle ne faisait que de dormir à cause du psychiatre. Gaby-Ann n'avait jamais eu ce cas de figure, pourtant il en faisait voir de toutes les couleurs aux personnes qui s'occupaient de lui. Karev resta silencieux, réfléchissant pour comprendre la situation. Devait-il s'adresser directement au psychiatre ? À l'accueil ? Aux éducateurs ? Il devait y avoir un endroit pour se plaindre. Gaby ne s'était pas rendu compte jusqu'à ce qu'il l'entend marmonner.L'ingénu écouta attentivement, il faut dire qu'au début il avait cru qu'elle lui parlait, mais non elle rêvait où du moins elle cauchemardait. Son sang ne fit qu'un tour dans son corps. Il faisait le lien avec tous ces petits indices éparpillés depuis qu'il venait d'entrer dans la pièce. C'était comme un puzzle, une énigme qu'il venait de résoudre. Sa gorge se resserra. Gaby-Ann était traversé par de nombreux sentiments, il culpabilisait de l'avoir envoyé ici, il ressentait de la tristesse et une blessure profonde à l'égard de sa jolie blonde et surtout une haine immense vis-à-vis du psychiatre. Gaby devait en être sur, il devait en avoir le cœur net. Sans plus attendre il réveilla Hellyxir en la secouant comme un prunier :

« Hellyxir réveille-toi ! Réveille-toi ! »

Lorsqu'elle fut réveillée, il eut une bouffée d'adrénaline, comme un instinct de survie qu'il avait pour sa petite amie. Il fallait qu'elle parte d'ici, elle ne pouvait pas rester un instant de plus dans cet enfer. « Il t'a touché ce connard de psy ? Il a abusé de toi ? Il faut que l'on parte Helly' tu ne restes pas ! » Gaby s'approcha de l'armoire et commença à faire sa valise, il était furieux, il sentait la haine lui monter au nez, son esprit commençait à se rendre compte de la gravité de la situation.

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Mer 6 Juil - 10:23


GABY-ANN ♠ HELLYXIR

"You're just like a pill, instead of making me better, you keep making me ill."


Lorsqu’il lui répondit qu’elle sortirait bientôt, son cœur se resserra. Que voulait dire « plus tôt » ? Comment cela se quantifiait-il ? En jours, en mois, en année ? Elle n’en pouvait déjà plus. Le premier jour, lorsqu’elle avait été admis en centre de désintoxication, elle avait senti son cœur se briser en mille morceaux laissant à la place un trou béant sanguinolent de toute part, et difficilement guérissable. Elle avait vu s’éloigner Gaby de son champ de vision, et la dernière vue qu’elle avait eu de lui avait été un sourire laissant paraître sa tristesse. Son cœur s’était brisé de plus belle. Le voir malheureux était bien la pire des souffrances pour la jeune femme, et elle savait très bien qu’il allait mal sans Hellyxir, car ils réagissaient de cette manière lorsqu’ils étaient séparés de l’un et de l’autre, comme si on les privait de leur oxygène.

Hellyxir avait eu la conviction d’aller mieux avec Gaby, et elle l’avait toujours d’ailleurs, car présentement elle était en cure, dans un lieu établi pour la prise en charge des addictions, et son état se dégradait de jour en jour pour faute de mauvais soins. A quoi bon y rester ? Elle avait déjà essayé de négocier son départ, mais c’était sûrement plus simple de rentrer dans un lieu pareil, que d’en sortir et comme il fallait attendre le consentement du psychiatre, elle était prête à vivre ici pour le restant de ses jours.

Gaby-Ann remarqua que le comportement de sa belle n’avait rien de normal. Il voulait demander à son frère ou à Fergus si les médicaments qu’elle prenait était adapté à sa prise en charge et à son organisme, sauf que, malheureusement, elle n’avait ni la référence du produit, ni les dosages, bien qu’il fallait être aveugle pour comprendre que la médication ne fût pas adaptée. Lorsque Gaby lui répondit qu’elle avait peut être mal vu sur son portable, que son numéro n’était sûrement supprimé, ainsi que ses photos, la jeune femme attrapa celui-ci sur la table de nuit et lui donna pour qu’il y jette un coup d’œil. Il était vrai que c’était peut-être elle qui n’avait plus les yeux en face des trous.

Elle n’était pas d’humeur bavarde, comme à l’habitude avec son amant. Elle était lasse, et épuisée, ce qui lui coupait tout envie de se socialiser. En fait, c’était un peu le but de ces médicaments. Ils mettaient hors d’état de nuire ceux qui étaient un peu dérangés dans leur esprit en les coupant du monde entier. Du coup, la vie était si morose qu’il n’était pas rare de voir des suicides sous ce traitement médicamenteux. Les idées noires s’étaient tout de même apaisées depuis la venue de Gaby. Son contact la réconfortait et la rassurait, c’était son repère et le seul proche qu’elle avait qui était au courant de son passage en centre de désintoxication.

Il remarqua les bleus, lui demanda donc des explications qu’elle ne sût pas donner. Tout se mélangeait dans son esprit, tout allait trop vite et elle n’avait plus les idées claires. Elle savait qu’il se passait quelque chose mais elle était incapable de trouver la réponse dans son cerveau épuisé. Puis elle s’était évanouie sur l’épaule de Gaby. Le peu d’émotions qu’elle avait éprouvé aujourd’hui à son contact l’avait fatigué. C’était comme si son niveau de tolérance et d’endurance à l’adrénaline avaient fortement chuté. Puis dans ses cauchemars, elle se voyait avec le psychiatre, un homme d’une quarantaine d’années avec des lunettes de vue, dans un ébat sexuel. Sauf qu’il n’avait rien d’agréable, elle se regardait protester vainement, car les médicaments étaient trop forts pour exercer cette lutte contre lui, du coup, elle sombrait dans le néant et se laissait faire. Elle ressentait la peur, la panique, l’angoisse, et surtout l’abandon seul face à lui, impuissante face à son autorité. Perdue dans son flou, elle ne savait pourquoi elle rêvait toujours de ces passages bien qu’elle se doutait que c’était un message de son corps pour la ramener à la raison et la faire fuir. Gaby l’écouta parler dans son sommeil et comprit de suite que ses rêves n’étaient pas forcément illusoires mais réels. Il la secoua pour la réveiller. Elle ouvrit les yeux difficilement, son corps semblait peser très lourd. Il lui demanda d’un air pressé et perturbé si le psy l’avait touché, et se précipita vers sa penderie pour prendre ses affaires. Elle passa ses mains sur son visage, se frotta les yeux, le temps de comprendre ce qu’il se passait.

- Je sais pas je fais toujours des rêves avec lui… et puis je l’aime pas, je le trouve bizarre avec moi.

Elle se leva difficilement pour rejoindre Gaby.

- Je veux partir, mais on peut pas partir comme ça ils vont nous prendre, en plus j’aurais du mal à marcher.

Puis quelqu’un toqua à la porte. Hellyxir envoya un regard à Gaby qui lui sommait de se calmer afin de n’éveiller aucun soupçon, puis elle ouvrit la porte de façon naturelle. C’était une infirmière, qui pria Gaby-Ann de partir car les visites étaient terminées, et par la même occasion qui rappela son rendez-vous avec le psychiatre à Hellyxir, qui l’attendait dans son bureau. Elle se retourna vers Gaby, les yeux embués de larmes, traduisant sa grande détresse. Elle ne voulait plus y aller maintenant qu’elle se rendait compte que le psychiatre ne lui voulait pas que du bien. La tête lui tournait beaucoup car l’angoisse revenait au galop. Elle dût s’adosser au mur pour ne pas tomber.

- Je veux que Gaby vienne avec moi, répondit-elle à l’infirmière. »

Celle-ci soupira, en lui rappelant que cela n’était pas possible, qu’il fallait qu’elle y aille seule afin qu’il n’influence pas ses dires. Elle attendait la réaction de Gaby, qui commençait à bouillonner devant elle.

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Mer 6 Juil - 21:09



Don't let me go


Gaby-Ann était désorienté par la situation. Il y avait souvent dans les faits divers des personnes qui subissaient des mauvais traitements dans des établissements devant soigner ces personnes comme les maisons de retraites, les asiles ou encore les centres de désintoxication. Le jeune homme pensait que ça n'arrivait qu'aux autres, il ne pensait pas qu'en laissant sa petite amie, il allait se retrouver devant un épisode de the walking dead. Elle faisait peur à voir. N'espérant pas imaginer le pire, il accorda le bénéfice du doute à l'établissement en supposant qu'avec les médicaments, elle avait mal regardé dans son portable. Hellyxir le lui donna donc pour vérifier, ce qu'il fit et pu constater qu'elle n'avait pas tort. Pourquoi faire une telle chose pareille ? Pourquoi seulement lui ? Sa jolie blonde avait-elle évoqué son passé de dealer et de cuisto? Ceci pouvait expliquer pourquoi ils souhaitaient que Gaby ne fasse pas partie de sa vie. Petit à petit les morceaux se recollèrent comme un vase cassé que l'on tentait de réparer. Il commençait à y voir plus clair et comprendre que ce n'était pas normal et que le fameux psychiatre en question qui se montrait généreux en la privilégiant était en fait un profiteur, un violeur. Mettre un mot sur le criminel qu'était le psychiatre lui fit froid dans le dos. Il avait abusé pendant un mois d'Hellyxir, qu'aurait-il fait ensuite si la jeune femme restait plus longtemps ? Il n'osait pas le voir ou imaginer bien que son esprit le faisait contre son gré. Il savait parfaitement qu'il aurait sans doute retrouvé Helly pendu au bout d'une corde. Gaby-Ann secoua la tête puis il réveilla Hellyxir suite à ces révélations. Il ne fallait pas qu'elle s'endorme, ils devaient partir le plus loin possible. Karev n'avait pas réfléchi à comment il allait faire pour la faire sortir de là, sa décision était spontanée, il allait devoir se démerder. Ce n'était pas la première fois qu'il faisait des conneries, mais il devait la faire sortir de là, il ne pouvait pas faire l'autruche et quitter le lieu comme si de rien n'était. D'ailleurs, Gaby culpabilisait, il regrettait d'avoir accepté qu'elle parte en désintoxication. Il savait qu'il n'aurait quand même pas eu le choix car les médecins de l'hôpital l'avaient décidé, mais il n'aurait pas été aussi positif ni persuasif. Le jeune homme tenta de secouer Hellyxir du mieux qu'il le pouvait, il fallait qu'elle prenne sur elle, qu'elle mette toutes ses forces pour fuir. Le jeune Karev savait qu'ils devraient quitter les lieux avec un handicap de taille avec Hellyxir qui était dans un état végétatif. Autant dire qu'il allait trimbaler un âne mort, c'était en tout cas le même effet pour la déplacer parce que même si elle n'était pas bien lourde, ils risquaient d'être ralenti. Gaby-Ann après avoir réveillé sa petite amie, lui demanda confirmation. Il fallait qu'il en soit sur, toutes ses actions risquaient de changer le cours des choses. Sa jolie blonde semblait être encore plus perdue, elle ne faisait que de rêver de lui et ne l'appréciait guère. Sa conscience devait en faire un rejet, en revanche son inconscience non. Gaby-Ann ne souhaitait pas avoir plus de preuves que ça, il faisait confiance à Hellyxir même si certains auraient pu y voir un drôle de rêve plutôt que de la réalité surtout si elle était sous l'emprise des médicaments, cela pouvait être un effet secondaire.

« Je vais trouver une solution, mais on part aujourd'hui Helly' ! » Il la regarda se lever pour le rejoindre tandis qu'il balançait les vêtements dans sa valise : « Puis que veux-tu qu'ils nous fassent ? Qu'ils me mettent dans un asile pour avoir tenté de te sauver ? Je ne les laisserai pas s'approcher de toi une minute de plus ! » Gaby-Ann était sérieux, il commençait à réfléchir pour trouver des solutions tout en rangeant ses affaires quand on frappa à la porte. Sa petite amie lui fit comprendre qu'il devait se calmer, il faut dire que Karev ne tenait plus en place, il était comme un lion enfermé dans une cage, prêt à bondir à tout instant. Une infirmière pénétra à l'intérieur pour demander à Gaby de partir et rappela à Hellyxir sa séance de psy. Voir la détresse dans les yeux de sa jolie blonde lui brisa le cœur. Il ne voulait pour rien au monde qu'elle continue à subir ce calvaire. Helly lui coupa la parole en demandant s'il pouvait venir, mais il fut bien évidemment refusé. Le jeune homme tenta de garder son sang froid, il sortit son portable de sa poche pour regarder l'heure :

« Si je peux me permettre madame, il me reste trente minutes ma visite est d'une heure. » Il lui coupa la parole avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit et ajouta : « De plus je pense qu'une discussion s'impose entre le psychiatre et moi, j'aimerais connaître son pronostique concernant Hellyxir. » Il joua avec son téléphone : « Mais si vous insistez, je peux toujours appeler mon avocat pour revoir les droits d'Hellyxir et les miens. » L'infirmière finit par céder ayant peur que Gaby-Ann porte plainte contre l'établissement. Le jeune homme lui adressa un sourire amusé pour lui faire comprendre qu'il était fier d'avoir gagné puis il attrapa le fauteuil roulant où il invita Hellyxir à sa soir. Il commença à rouler en suivant l'infirmière et ils arrivèrent peu de temps après devant la porte du psychiatre. Gaby se pencha pour murmurer à l'oreille de sa bien aimée : « Tout va bien se passer, je suis là. »

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Mer 6 Juil - 22:02


GABY-ANN ♠ HELLYXIR

"You're just like a pill, instead of making me better, you keep making me ill."


C’était la première fois que la jeune femme vivait une situation comme celle-ci. Mais elle avait l’impression que les hommes lui en voulaient, parce qu’après avoir été avec un homme qui la violentait, cela recommençait mais avec une personne qui était censé l’aider. Elle était désemparée, ne sachant pourquoi tout cela lui arrivait à elle. Pourtant, ce n’était pas une fille qui cherchait tant les problèmes à moins qu’on vienne l’influencer dans cette voie. C’était une personne loyale avec un bon fond, à qui il arrivait tout le temps des mauvaises choses. De toute façon, c’était souvent les personnes gentilles et sans histoire qui prenaient pour leur grade. C’était sans doute pour cette raison que durant toute sa vie elle avait tant cherché à se braquer afin de se protéger du monde extérieur qu’elle jugeait hostile. Une fois de plus, le monde lui prouvait qu’elle devait apprendre à se méfier. Sa carapace avait toujours été présente, même lorsqu’elle avait rencontré Gaby. Cela n’avait pas été aussi simple pour qu’elle désire tomber ses bras officiellement et elle avait toujours cette peur de regretter un jour.

Pourtant, elle savait qu’elle n’avait pas à s’en faire avec lui. Depuis le départ, il avait su lui prouver qu’il avait mérité cette confiance et ce statut de petit-ami plus qu’aucun autre car il ne l’avait jamais laissé tomber, il était toujours là à rattraper les pots cassés, bien qu’il devait souvent être déçu ou triste de son comportement. Elle l’aimait, elle l’idolâtrait même. Elle ne savait à quoi se résumerait sa vie sans lui, surtout à présent qu’elle avait pris une tournure difficile. Elle aurait besoin de sa présence, de son aide, de son amour, plus que jamais, bien qu’elle craignait d’être un fardeau pour lui. Après tout, il avait sa maladie à gérer, et c’était déjà bien assez pour qu’il ne s’occupe encore de son cas. Ce n’était pas comme si elle n’était pas assez grande pour prendre soin d’elle, pourtant, mais elle en était incapable, car elle n’avait jamais appris à le faire.

Comme elle connaissait le jeune homme comme si elle l’avait fait, Hellyxir savait qu’il était sûrement entrain de culpabiliser à la seule idée qu’elle était dans cet état. Alors qu’il faisait ses affaires, qu’il était prêt à la voir partir d’ici, qu’il essayait même de la convaincre que de toute manière, ils ne pouvaient rien leur arriver, surtout pas à Gaby, la jeune femme passa une main dans son dos, sous sa chemise, et lui murmura :

« - Tant qu’il ne t’arrive rien, c’est ce qui m’importe, et puis c’est pas de ta faute, d’accord… ? Je t’aime…

Elle le fit arrêter pendant deux secondes dans son élan d’agressivité pour venir déposer ses lèvres sur les siennes, en guise de remerciement et surtout de réconfort pour tout ce qu’il avait dû éprouver depuis qu’il était en couple avec la jeune femme. Personne n’aurait jamais fait autant pour sa personne, et le simple fait qu’il était là à ses côtés en disait long sur ses intentions et sur ses sentiments.

Alors qu’ils entendirent tous deux cogner à la porte, Hellyxir regarda longuement Gaby dans les yeux afin qu’il comprenne qu’il fallait qu’il se canalise, au moins pour cette fois. Elle connaissait son tempérament explosif, et savait qu’elle ne pourrait pas le retenir longtemps surtout après ce qu’il était arrivé à la jeune femme. Elle se sentait salie d’avoir été utilisée comme un jouet sexuel, mais elle était encore trop sonnée pour éprouver un réel dégout et cela n’était pas si mal, car les médicaments l’empêchaient pour le moment d’avoir très mal, et d’ouvrir une blessure qui sera difficilement guérissable. Elle aurait tout le temps de ressentir à fleur de peau ses émotions, lorsque les principes actifs de la médication ne feront plus effet, et c’était ça, qu’elle craignait.

La porte s’ouvrit et laissa apparaitre une infirmière dans l’ouverture. Elle demanda au jeune homme de partir, en prenant soin de rappeler le rendez-vous psychologique d’Hellyxir. Elle le regarda avec inquiétude, le genre de regard qui laissait traduire l’angoisse d’aller à ce fameux rendez-vous. Gaby-Ann se laissa donc pas faire, et laissait agir sa répartie sur la soignante. Hellyxir ne pût s’empêcher d’être bluffée par son comportement, même si cela ne l’étonnait guère, car il savait très bien se défendre. Elle avait pu apercevoir cette facette de sa personnalité lors de longues disputes qui caractérisaient leur relation passionnelle.

L’infirmière avait très vite cédé suite à l’insistance de Gaby qui fût très convaincante. Elles les accompagnèrent devant la porte du psychiatre. La jeune femme avait eu la boule au ventre durant tout le trajet qu’elle avait fait en fauteuil roulant, et alors qu’il s’était écoulé deux minutes, cela lui avait semblé être deux heures tant la tension se développait en son intérieur. Elle lança un regard angoissé à Gaby, qui fût très rassurant comme à son habitude en venant lui murmurer qu’il était là et que tout allait bien se passer. Le psychiatre ouvrit la porte, et le cœur de la jeune femme s’emballa, avec en prime l’apparition de sueurs froides, de vertiges et de maux de têtes à sa vue, comme si son corps réagissait à sa place. Cela ne faisait plus aucun doute sur les soupçons qu’elle avait de lui.

Il fût d’abord étonné de la voir accompagné, puis pour ne pas paraître impoli, il souria à Gaby, un sourire des plus hypocrites qui soit, et les invita à entrer. Le psychiatre s’adressa d’abord au jeune homme en lui demandant la raison de sa venue, car les consultations étaient de l’ordre du privé. Puis la jeune femme commençait à sentir sa respiration s’accélerer, et lui coupa la parole dans son questionnement :

- Je ne veux plus rien avoir à faire avec vous. Mon traitement n’est pas adapté, et la prise en charge psychologique non plus, lança-t-elle sur un ton stressé en faisant référence au viol.

Le psychiatre fit semblant de ne pas comprendre en lui disant que de toute manière, c’était lui qui avait le dernier mot sur ce qui était le mieux pour son bien-être. Gaby vit rouge. Elle pouvait apercevoir sa mâchoire et ses poings se contracter et craignait le pire pour le psychiatre. Non pas qu’elle avait des remords, mais elle savait de quoi Gaby était capable à cet instant présent et cette partie de lui était à craindre. Elle lui attrapa la main, et vint lui dire :

- Allez viens on se tire, vaut mieux ! »

Jusqu’au moment où le psychiatre répéta qu’elle ne pouvait pas. Le mot de trop.

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Jeu 7 Juil - 2:16



Don't let me go


« Je t'aime aussi. »

Dit-il silencieusement en réponse à la déclaration d'amour d'Hellyxir avant de prolonger un peu leur baiser. Le jeune homme n'arrivait pas à ne pas culpabiliser, il devrait faire un travail sur lui-même. Il avait tendance à mettre tous les malheurs du monde sur ses épaules ce qui devenait difficile à gérer. Gaby-Ann s'en voulait parce qu'il se disait qu'il aurait dû respecter la volonté de la jeune femme de ne pas aller dans un centre. Il aurait dû continuer lui-même de la sevrer, même si ça aurait été surhumain de réussir seul. Il tenta de cacher sa peine et sa haine. Il le devait pour elle. Lorsque l'on frappa à la porte de la chambre, l'ingénu dû faire preuve d'une patience exemplaire pour faire plaisir à sa jolie blonde. Cette patiente lui permit de raisonner, chose qu'il risquait d'être incapable de faire devant le psychiatre. Réussissant à la convaincre, il se dirigea vers le bureau du psychiatre en compagnie de sa petite amie. Gaby-Ann la rassura du mieux qu'il le pouvait. Il resterait avec elle, plus jamais elle ne se retrouvera seule en compagnie de ce violeur. Tout le long du trajet, Karev tenta de trouver un scénario possible et approprié à la situation. Son esprit était tourmenté, il n'y arrivait pas car il ne savait pas à quoi s'attendre ni quelle démarche faire etc...Contrairement à Hellyxir, l'arrivée devant la fameuse porte fut trop rapide à son goût, il n'avait pas suffisamment réfléchit pour raisonner convenablement. Gaby pénétra à l'intérieur de la pièce, l'homme qui les accueilli fut surpris de le voir débarquer. Tout semblait faux chez lui, son sourire l'exaspéra au plus haut point, ça l'énervait même. Le jeune homme avait envie de lui écraser sa tête à plusieurs reprises sur son magnifique bureau, il ne fit rien de tout ça, se contentant de se présenter tout en prenant le soin de marquer son territoire :

« Gaby-Ann, le fiancé d'Hellyxir. » Il avait préféré employé un mot plus fort que celui de petit ami afin de lui faire comprendre à qui il avait affaire. Ce dernier commença à le questionner, à chercher à connaître la surprise de cette venue si soudaine : « Je suis conscient que ces consultations sont de l'ordre du privé, mais voyez vous j'ai eu vent de vos méthodes peu orthodoxes. » Gaby sentait la haine et l'adrénaline monter à grande vitesse. Hellyxir leur coupa la parole en disant ce qu'elle avait sur le cœur. Le psychiatre ne comptait pas la laisser partir. Il osait même dire qu'il ne voulait que son bien être ce qui donna à l'intello l'envie de le dépecer sur place. Il était prêt à lui bondir dessus. Sa jolie blonde lui attrapa la main, elle souhaitait partir. C'est alors que le psychiatre la ramena encore une fois pour lui dire que c'était impossible. Prise d'une colère folle, Gaby lâcha la main d'Hellyxir pour donner un violent coup de poing dans le visage du psy. Un craquement se fit entendre, il lui avait péter le nez, ce dernier pissait le sang. La chemise de Gaby fut entaché, mais il ne s'en préoccupait pas tout comme il se moquait d'avoir des équimoses à cause de sa maladie. Le psychiatre le traita de tous les noms d'oiseaux avant de tenter de lui rendre l'appareil. Les deux hommes se battirent en cognant le mobilier et faisant tomber des objets au sol. Ce fut au tour de Karev de pisser du sang, il saignait du nez, mais il était toujours énervé qu'il ne ressentait pas la douleur à cause de cette adrénaline meurtrière. Le psychiatre réussit à le faire tomber au sol, il se jeta sur le jeune homme qu'il tenta d'étrangler. Gaby commença à manquer d'air, il tenta de se débattre et attrapa ce qui lui vint sous la main. Il s'agissait d'une statuette qu'il cogna avec la tête du psy. Celui-ci s'écroula comme un poids mort sur son corps. Gaby utilisa ces derniers efforts pour le pousser. Il était essoufflé et reprit sa respiration du mieux qu'il le pouvait. Il ignorait si ce dernier était mort, si ce n'était pas le cas, l'ingénu risquait la prison à vie, ce n'était pas de la légitime défense puisqu'il avait attaqué le premier. C'était pour ce genre de merde dans laquelle il s'était mise que Gaby-Ann aurait dû prendre le temps de réfléchir. Il ne prêta pas attention à Helly pour le moment, il n'osait à vrai dire ne pas regarder son visage de peur de voir du dégoût face à son acte. Il tituba en se redressant, il avait mal à la tête, mais il se précipita vers le bureau en bordel à cause de la bagarre pour chercher un coupe papier. Il le trouva et s'approcha du corps. Il baissa son pantalon et son sous vêtement. Il grimaça pour ce qu'il allait faire, mais il était toujours aussi haineux et déterminé. Karev attrapa en main le sexe du psychiatre et le lui trancha. L'homme qu'il pensait mort était en fait évanouie, celui-ci se réveilla dans d'atroces souffrances, poussant des cris d'horreur. Gaby-Ann sursauta, il n'avait pas fini que ce dernier le supplia, il s'excusa même et promis de ne plus recommencer. L'ingénu ne l'écouta pas, il était au fond paniquer de sa connerie, mais il continua à couper. Comme ci ce n'était pas suffisamment un comble, Gaby dû s'y reprendre à plusieurs fois car il n'était pas évident de couper avec un coupe papier même si ce dernier était suffisamment tranchant. Il y avait un bain de sang, Karev réussi enfin à obtenir ce qu'il voulait : « Je sais que tu ne recommenceras plus. » murmura-t-il avant de se lever et de se diriger vers les toilettes du psychiatre où il balança sa virilité avant de tirer la chasse d'eau. Gaby ne pu s'empêcher d'avoir un fou rire nerveux, il savait que c'était de la folie ce qui se passait, il venait d'aller trop loin, mais il était prêt à tout pour les beaux yeux de sa jolie blonde. Il retourna dans la pièce et s'approcha de l'homme qui continuait à pleurer et hurler de plus belle. Il savait que le personnel n'allait pas tarder à débarquer et que l'homme serait sauvé. Gaby fouilla dans ses poches à la recherche des clés de voiture, d'argent puis il se mit à fouiller les dossiers. Le jeune Karev était silencieux, il était terrifié le tout sous les yeux de sa petite amie.

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Jeu 7 Juil - 11:50


GABY-ANN ♠ HELLYXIR

"You're just like a pill, instead of making me better, you keep making me ill."


Son « je t’aime » lui fit l’effet d’une bombe, comme s’il avait ranimé des sentiments enfouis en elle. Elle arrivait à ressentir l’amour qu’elle avait pour lui, comme une douce chaleur qui réchauffait son cœur meurtri. Cela lui faisait du bien de retrouver ce sentiment. Elle n’était pas sûre de pouvoir redevenir celle qu’elle était, mais elle s’accrocherait à ses sentiments pour éviter du mieux qu’elle pouvait de se noyer dans ces eaux sombres qui désiraient la voir s’éteindre. En fait la vie d’Hellyxir se résumait à un combat qu’elle se menait pour rester en vie, pour survivre. C’était une guerre épuisante où il n’y aurait évidemment jamais de vainqueur, car les deux parties étaient tout de même assez tenaces dans leur action. Elle était prête à tout pour ses beaux yeux, et elle savait qu’il était aussi prêt à tout, mais surement pas à ce qu’il allait se dérouler par la suite.

Ils avançaient tous deux dans la direction du bureau du psychiatre. La tension était à son paroxysme dans le corps de la jeune femme. Son estomac était noué, ses muscles étaient contractés, elle avait une envie soudaine de pleurer, de crier, face à l’angoisse qui la terrorisait. En fait, elle aurait préféré juste partir que de se retrouver en tête à tête avec son bourreau qui était pourtant là pour la soigner. Comment un soignant pouvait arriver à ce stade ? Hellyxir se doutait qu’à force de côtoyer des personnes malades mentalement, à un moment ou à un autre, on devenait par la suite dérangé. En fait, si ça se trouve, beaucoup de personnes en cure de désintoxication avaient vécu des agressions sexuelles, mais elle n’en était pas sûre parce qu’il n’y avait qu’elle qui bénéficiaient d’une prise en charge aussi lourde.

Ils rentrèrent dans le bureau de la torture. Le psychiatre était dans une posture accueillante et essaya tant bien que mal d’être poli et chaleureux pour ne pas laisser transparaître sa jalousie malsaine auprès du jeune homme qui se présenta comme étant son fiancé. Hellyxir ne dit rien à ce sujet, car elle comprenait les intentions de son amant, appuyer sa cause. D’ailleurs, elle souria légèrement lorsqu’il lui donna le statut de fiancé. Elle ne savait pourquoi, mais cela lui plaisait beaucoup, elle avait tout d’un coup l’impression que c’était le mot exact pour décrire l’intensité de leur amour, car elle avait souvent trouvé que le mot « petit-ami » n’était pas assez fort. Une relation comme la leur était inqualifiable, car elle ne savait même pas si un sentiment plus puissant que ce qu’elle ressentait était possible. Elle l’aurait suivi au bout du monde, sans se soucier des conséquences que cela pouvait avoir. Il était devenu son tout, sa raison de vivre, et sa seule raison de garder la tête hors de l’eau.

Le psychiatre n’était prêt à la laisser partir, il désirait encore faire perdurer ces actes. C’était le must pour un homme dérangé : une jeune femme jolie, malade mentalement, on lui administrait donc un traitement parce que cela restait logique, et on manipulait les doses à sa guise en trouvant comme excuse l’aggravation de son trouble, afin de pouvoir la posséder au mieux. Il n’y avait aucun cris, aucun pleurs, donc rien ne pouvait mettre la puce à l’oreille aux autres soignants et encore moins aux proches. Même la personne concernée n’en avait pas pleinement conscience, comme elle était assommée par les doses prescrites. Elle avait mal. La douleur qui la prenait était indescriptible tant elle se sentait déshumanisée. Gaby l’avait bien compris, et il n’y avait pas eu besoin de mot pour qu’il comprenne les sentiments de sa belle. Ils étaient connectés, et tout ce que pouvait sentir l’être aimé se reflétait dans l’humeur de l’autre comme s’ils ne faisaient qu’un.
Elle pouvait voir la rage de Gaby prendre possession de son corps. Il ressentait toute la frustration et le dégoût, et devait sûrement imaginer les mains baladeuses du psychiatre sur le corps d’Hellyxir. Elle savait qu’il allait devenir incontrôlable, car la jeune femme ne l’avait jamais vu dans un état pareil. Dans une dernière volonté de le calmer, elle avait essayé de lui prendre la main afin de partir. Elle savait que cette solution aurait été la meilleure. Elle comptait même porter plainte en sortant, et il aurait été banni de ses fonctions, bien que cela n’aurait jamais pu alléger sa douleur morale et Gaby l’avait bien compris. Le jeune homme déversa sa colère dans un coup de poing et cassa le nez du psychiatre qui se mit à perdre beaucoup de sang. Le tapis qui était beige comportait maintenant beaucoup de traces rouges. S’en suivit donc une bagarre, car lui non plus ne comptait pas se laisser faire. Hellyxir ne savait plus quoi faire pour arrêter le massacre. Elle se mit dans un coin de la pièce, et se recroquevilla sur elle-même, le visage caché par ses mains tremblantes. Faisait-elle encore un cauchemar ? Elle espérait réellement cette fois-ci que ce n’était pas la réalité. Alors qu’elle n’entendait plus aucun bruit, elle avait baissé ses mains, et elle apercevait le psychiatre sur le sol, inconscient. Gaby était aussi en sang. Les larmes coulaient silencieusement sur le visage de la jeune femme, qui était choquée au plus haut point.

Le jeune homme se servit d’un coupe papier, s’approcha du psychiatre et la scène qui suivit fut pire que toutes les horreurs qu’elle avait pu avoir à faire jusqu’ici. Il planta l’outil dans le pénis du psychiatre qui poussa un gémissement transcendant tant la douleur devait être forte. Une partie de son sexe se détacha dans un bain de sang, et en le prenant, Gaby se rendit dans les toilettes où la jeune femme pu imaginer qu’il avait jeté dans les toilettes, après avoir entendu le bruit de la chasse d’eau. Le visage d’Hellyxir palie d’effroi. Que venait-il de faire ? Elle venait de voir une facette de son être qu’elle n’avait jamais pensé connaître un jour. Gaby était un être doux à la base, tendre, pas du tout le genre de personnes violentes à faire un acte aussi barbare.

Pourtant, il n’avait pas l’air d’avoir des remords, et avait gardé tout son sang-froid puisqu’il s’était précipité vers le psychiatre à moitié mort pour lui voler de l’argent. La jeune femme, en état de sidération, n’arrivait même plus à bouger le moindre petit doigt. Elle savait qu’elle n’avait pas à avoir peur de lui, mais elle avait l’impression qu’il n’était plus du tout lui-même actuellement. Toujours assise dans le coin de la pièce, elle regardait Gaby, et peina à retrouver la fonction de ses cordes vocales.

« - Mais… mais… qu’est-ce-que tu as fait… ? lança-t-elle, totalement sidérée.

C’était tout ce qui avait pu sortir de sa bouche. Le jeune homme trouva de l’argent, des clefs de voitures, et il la prit par la main, se dirigeant avec hâte vers le parking où il appuya avec énergie sur la clef pour voir laquelle des voitures allaient s’ouvrir en premier. Lorsqu’elle fût trouvée, ils s’immiscèrent dans celle-ci. Hellyxir était toujours en état de choc. Elle voulait lui paraître ses pensées, sans pour autant le rendre encore plus instable qu’il ne  l’était déjà.

- Tu n’aurais pas du… tu vas avoir des problèmes, à cause de moi… je sais même pas si il est pas mort tellement il y avait du sang partout… Gaby qu’est-ce qu’il t’a pris de faire ça… ? T’es pas comme ça à la base… murmura-t-elle face à l’incompréhension. »

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Sam 9 Juil - 3:35



Don't let me go


Que disait ces nombreux tueurs en série après avoir commis l'irréparable ? Prônait-il la folie ? Un acte consentit et prémédité ? Que devrait prôner comme ligne de défense Gaby ? Il était incapable de reconnaître ses motivations, enfin si, il l'avait fait par amour et par haine. Il n'avait pas réfléchit, il n'avait pas eu assez de temps et c'était ce qui était effroyable. Comment pouvait-il commettre ce genre d'acte sans aucun regret ? Parce que oui, Karev n'avait aucun regret de ce qu'il avait fait. Il avait l'impression d'avoir fait quelque chose de bien, il évitait à un violeur de recommencer par la suite. Il aurait pu se voir comme un justicier, mais les détraqués aussi tuaient pour des causes qui leur semblait juste alors Gaby-Ann ne valait peut-être pas mieux qu'eux. Cette situation faisait prendre conscience également que tout le monde avait une part de mauvais, de sombre à l'intérieur d'eux. L'ingénu ne ferait en temps normal pas de mal à une mouche, mais à le psychiatre avait été trop loin, il culpabilisait seulement car c'était de sa faute si elle était dans ce centre. En tout cas, il avait du mal à s'en dissuader malgré la sollicitation d'Hellyxir précédemment. Gaby-Ann avait les mains ensanglantées, de même que sa chemise blanche devenue cramoisie. Son sang était mélangé au sien. Il n'osait pas se regarder dans une glace, il ressemblerait à ces tueurs en séries que l'on voit dans les films d'horreurs. Pendant un court instant, Gaby songea à l'idée qu'il n'aurait pas mis une chemise blanche s'il avait su ce qui allait se passer. Quoi qu'il en soit, sa petite amie le ramena à la réalité en lui demandant ce qu'il avait fait. Karev évita de la regarder, il préféra se concentrer sur l'argent, les clés de voiture, mais aussi les dossiers. Il fouilla en vitesse, car il savait leur temps compté, le psychiatre hurlait à la mort et le personnel allait débarquer. Il trouva dès lors le dossier d'Hellyxir et il ne prit d'autres à des femmes. Au fond, Gaby espérait trouver des preuves des atrocités du psychiatre avant qu'il ne s'en débarrasse. Très vite, ils fuirent le centre pour se diriger au parking. Par chance ils trouvèrent assez vite la voiture. Gaby-Ann balança les dossiers dans le coffre et se mit au volant. Il dégueulassait la voiture du psychiatre, mais peu importe. Le jeune Karev se mit à conduire sans chercher une destination particulière. Il était perdu, déboussolé, il ne savait pas comment allait se passer la suite des événements, mais il savait qu'il risquait gros. Il venait de se mettre dans une merde inimaginable, ce n'était pas ses conneries habituelles qui pouvaient être réglées en un coup de baguette magique. Gaby-Ann avait du mal à regarder Hellyxir depuis le début, il était comme dans un état second, complètement déconnecté de la réalité. Les paroles de sa jolie blonde lui serra le cœur. Il ne savait pas comment l’interpréter, il avait l'impression qu'elle le percevait comme un fou, un dangereux psychopathe, un homme violent alors que ça n'avait pas été l'intention première du jeune homme. Gaby resta silencieux un long moment, il ne répondait pas à ses interrogations, en tout cas, il traîna avant de parler :

« Il n'est pas mort, il va s'en sortir. » Gaby continua de fixer la route : « Il allait recommencer encore et encore, si ce n'avait pas été toi, ça en aurait été une autre puis encore une autre... » Un nouveau silence avant de demander sur le ton du reproche : « Tu es de son côté c'est ça ? Tu penses que je ne vaux pas mieux que lui après ce que j'ai fais ? Je ne le regrette pas sache-le ! Si j'étais un de ces criminels crois-moi j'aurais utilisé ce coupe papier pour l'éventrer ! » Gaby-Ann sentit qu'il saignait une fois de plus du nez. Il faut dire qu'il ne l'avait pas loupé, même s'il ne lui avait rien cassé, il était sensible par rapport à sa maladie, il risquait de pisser plusieurs fois du sang. D'ailleurs, l'intello arrêta la voiture sur le bord de la route, ils avaient suffisamment roulé loin du centre de désintoxication, ils étaient dans la verdure, éloignée de la ville. En arrêtant le contact, Gaby passa sa main sur son nez. Il grimaça puis il décida d'affronter enfin le regard de sa belle. « Ecoute Helly' j'me suis mis dans la merde tout seul, t'as rien demandé, c'est mon initiative et j'assumerais cet acte alors si tu as peur de moi, que tu ne veux pas être mêlé à ça, tu devrais sortir de la voiture ». Gaby lui donna son portable qu'il venait de dégueulasser : « Tu appelleras quelqu'un pour venir te chercher, tu n'auras qu'à dire que je t'ai kidnappé avant de te relâcher. » Il était très sérieux, il ne souhaitait pas l'impliquer dans ce qu'il venait de faire, même si elle l'était puisque tout était partie à cause du fait que le psychiatre abusait sexuellement d'Hellyxir. Ne tenant plus, Gaby sortit de la voiture pour se dégourdir les jambes et enlever sa chemise. Il ouvrit ensuite le coffre pour espérer tomber sur un autre vêtement. Par chance il tomba sur un tee-shirt bien que celui-ci lui taillait grand et qu'il démontrait la passion du psychiatre pour la pêche. Gaby-Ann s'assit ensuite sur le bord de la route, la tête entre ses mains, il n'était pas bien, il ressentait le contre coup de ses actes.


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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Sam 9 Juil - 9:23


GABY-ANN ♠ HELLYXIR

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Hellyxir était déphasée, un peu comme si elle n'était plus sûre de vivre ou non dans la réalité suite au choc qu'elle venait de subir. Etait-elle d'ailleurs assez consciente pour avoir vu perçu ces horreurs ou était-ce le fruit de son cerveau torturé ? Elle allait bientôt le savoir. Elle essayait de se convaincre intérieurement qu'il n'était rien arrivé, enfin, que cela faisait partie d'une hallucination, puisqu'elle était plutôt sujette à cela. Gaby, selon elle, n'aurait pas été capable d'une chose pareille, enfin, il fallait quand même un calme hors norme pour regarder le sang d'un individu gicler sur soi et sur le sol, sans avoir la moindre compassion pour lui. Elle n'était pas sure qu'une personne mérite un acte aussi horrible, même si elle ne prenait pas bien en compte ce qu'il s'était passé durant un mois.

Elle regardait Gaby, le détaillait, afin de savoir plus précisément ce qu'il pensait en cet instant car il avait l'air quand même perturbé. Les mains et le nez ensanglantés vinrent tacher les sièges et le volant. Il y en avait partout. Pour autant elle ne voulait pas le lâcher, le laisser tomber. Elle l'aimait bien trop même si elle ne cautionnait pas ses actes s'ils avaient été réels. Elle faisait le tri dans sa mémoire, repassait en boucle la scène qui s’était dessinée sous ses yeux ébahis, la violence qui s’était emparé du corps du jeune homme et qui l’avait complètement transformé. Elle se demandait si elle aurait été capable de devenir hors de contrôle pour ses beaux yeux, et elle devait se l’avouer, elle était tellement amoureuse de lui qu’elle aurait même surement pu, tuer pour lui. Elle se trouvait elle-même horrible dès à présent, comment pouvait-elle penser de la sorte ? On parlait bien là d’une vie humaine, ce n’était pas rien.

Elle pouvait entendre sa respiration saccadée, traduisant son stress, qui se ressentait aussi sur sa manière de conduire. Il allait sûrement s’arrêter à un moment donné, pour décompresser et lui offrir des explications sur son comportement si imprévisible. Elle avait une soudaine envie de se blottir dans ses bras. Même après un acte qui la répugnait, elle avait toujours ce besoin irrépressible de faire partie de sa vie. Sa raison lui criait de le quitter, que s’il pouvait être violent de cette manière, il recommencerait, peut-être même avec elle. Après tout, elle était déjà passée par une relation violente, et elle n’avait sûrement pas envie de retenter l’expérience. Son inconscient ne faisait que de la protéger.

Elle avait peur de lui avouer présentement, mais elle pensait que ce n’était pas juste vis-à-vis du psychiatre. En fait, bien sûr qu’il méritait d’avoir des sanctions mais il y avait sûrement eu d’autres alternatives à cette boucherie qui allait causer énormément de problèmes à Gaby. Comment allait-il justifier toutes ses actions ? Il allait surement aller en prison pour payer. Hellyxir sentait son cœur battre de plus belle : qu’allait-elle faire sans lui ? Un monde sans lui était inimaginable. Elle lui en voulait dès à présent. Il allait la laisser contre son gré, suite à des actes non prémédités qui l’avaient d’ores et déjà condamné.  

Elle lui avait posé des questions, en essayant de peser ses mots. Elle ne désirait pas le brusquer ou qu’il se sente menacé, surtout qu’il était toujours instable, et qu’il détenait le volant de la voiture. Il n’avait pas répondu, n’affrontant pas son regard, préférant le garder sur la route. Elle avait besoin de son regard sur elle, qu’ils se retrouvent,  qu’ils se touchent. Il était en train de lui manquer alors qu’elle était en cet instant avec lui. Il prit le temps de répondre quelques minutes plus tard, en disant qu’il n’était pas mort, qu’il justifiait son acte car il aurait surement recommencé. Avant même qu’elle puisse sortir un son de ses cordes vocales, il renchaina en lui reprochant d’être de son côté, et que de toute manière il n’avait pas commis l’irréparable. Elle respira profondément, en fermant les yeux, essayant de prendre sur elle car il venait de confirmer ses craintes, la scène d’horreur avait réellement existé, s’était réellement déroulée. Elle sentait la nausée montée en elle, c’était pour cela qu’il fallait qu’elle se calme, tant bien que mal.

« - Je pense simplement qu’on aurait simplement du l’envoyer en taule, ça aura déjà été suffisant… Et ça aurait évité que tu te mettes dans des états comme ça, lança-t-elle en faisant référence au fait qu’il était couvert de sang et qu’il saignait du nez.

Il arrêta la voiture sur le bas-côté de la route, coupa le contact et décida enfin d’affronter le regard d’Hellyxir. Il ne désirait pas l’impliquer dans sa cavale. Il lui tendit son portable afin qu’elle appelle si jamais quelqu’un pour venir la chercher, au cas où elle préférait penser à sa sécurité avant Gaby. Elle posa le portable sur le tableau de bord, et fronça les sourcils.

- Gaby, je veux pas être sans toi, d’accord ? Je veux qu’on reste ensemble. C’est pas que j’ai peur de toi, c’est juste que je t’ai pas reconnu sur le moment. Mais je sais que tu l’as fait pour me protéger, je suis juste dégoutée que tu aies fait ça pour moi alors que tu vas avoir des problèmes. On aurait juste pu les éviter en choisissant une manière plus… conventionnelle, lui confia-t-elle calmement.

Le jeune homme sortit de la voiture, trouva un autre vêtement car celui qu’il portait était dans un piteuse état, et vint s’asseoir plus loin sur le bord de la route, le visage dans ses mains. Hellyxir sentit son cœur se serré. Elle culpabilisait à présent. Elle sortit de la voiture, jeta un coup d’œil à la route : c’était désert. Tant mieux, cela éviterait que les passants leur jettent un œil curieux voire mauvais. Elle vint se placer à côté de lui, son corps était au plus près du sien. Elle passa une main sous son haut pour caresser son dos afin de le rassurer et de le réconforter.

- On traversa ça ensemble. On se l’ait dit. Il est hors de question que je t’abandonne. Je t’aime trop pour ça. Je te choisirai toujours, même si le monde entier est contre nous. Je serai toujours là pour toi, murmura-t-elle en déposant un baiser sur sa joue.

Elle resta un peu de temps avec lui pour qu’il reprenne ses esprits.

- Je vais conduire. On va s’éloigner un peu de la ville, trouver un motel pour passer la nuit, je vais soigner tes blessures, et prendre soin de toi, ajouta-t-elle tendrement. »

Gaby paraissait mal en point, aussi bien physiquement que psychologiquement. Il fallait qu’elle aide, bien que les médicaments tournaient toujours en rond dans son organisme. L’adrénaline avait pris le dessus. Gaby avait su ranimer cette petite étincelle en son intérieur. Elle se sentait mieux, enfin, dans un état moins comateux, bien qu’elle savait que les prochains jours seront durs, qu’elle devrait faire face au sevrage, plus au manque de son traitement. Elle l’aida à se relever, s’installa dans la voiture côté conducteur, et reprit la route.

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3 Lun 11 Juil - 2:13



Don't let me go


Gaby-Ann était en état de choc, il assumait ce qu'il avait fait et c'était peut-être ça qui était le plus troublant. Il avait peur de finir dans la rubrique faits divers ou empirer son cas en devenant un tueur. Le jeune homme savait qu'il n'en était pas un en tout cas, il l'espérait. Il devait admettre que pendant un instant il avait cru l'avoir tué en le frappant à la tête avec une petite statuette. Fort heureusement, ce n'était pas le cas. Jamais Gaby-Ann ne frapperait une fille et encore moins Hellyxir, il n'était pas du tout un homme violent, il en était persuadé. Il respectait tellement les femmes. D'ailleurs savoir que l'on faisait du mal à ces demoiselles le scandalisait au plus haut point. C'est pourquoi il ne comprenait pas la réaction d'Hellyxir, ce n'était pas rien ce qu'elle avait subit. Sa jolie blonde avait du subir ces viols au moins trente fois, si ce n'est pas plus, s'il n'était pas intervenu, il y en aurait eu d'autres. Un viol en soit était un acte horrible, mais plusieurs....Gaby avait du mal à comprendre sa petite amie, il ne savait pas si c'était l'effet des médicaments ou autre chose, il était désemparé sur toute la ligne. En voyant que sa jolie blonde prenait la défense du psychologue et en sachant toutes les représailles qui risquaient de lui arriver, Gaby-Ann décida de lui donner son portable pour qu'elle appelle quelqu'un qui puisse venir la chercher tandis qu'il fuirait sans savoir où réellement aller. Il soupira en l'entendant dire qu'ils auraient dû seulement l'envoyer en prison. Il la dévisagea :

« Et tu crois vraiment qu'il aurait été arrêté ? Que les flics croiraient une droguée sous l'emprise de médicaments ou encore un petit ami qui ne supporte pas de savoir sa copine enfermée ? Ce serait beaucoup plus injuste que ce que.... » Il réalisait ce qu'il avait fait de plus en plus, il devait y mettre des mots dessus. « Arrête avec ta manière plus conventionnelle et ce qu'il t'a fait ça l'était peut-être ? » Il se retint de s'emporter, il n'en voulait pas spécialement à Hellyxir, mais cette situation ne lui plaisait pas. Très vite, le jeune homme sortit de la voiture pour se mettre sur le bord de la route, assis la tête dans ses mains. Il sentait que sa tête allait exploser tellement il avait mal au crâne. Il avait l'impression de faire un mauvais rêve. Karev se souvenait encore de ces dernières heures avant d'aller au centre. Il avait mit du temps à s'apprêter pour se mettre sur son trente et un pour elle et le voilà prêt à jouer dans un film d'horreur. Gaby-Ann ignorait quoi faire, il n'osait pas penser à la suite, car il avait peur des conséquences. Tout commençait à rentrer dans l'ordre dans sa vie, il avait fait en sorte de ne pas déconner et ses vieux démons étaient réapparus à croire qu'il n'arrivait pas à rester stable sans aucun soucis. Délicatement, il pu sentir la main d'Hellyxir lui caresser son dos sous le tee-shirt. Il ne l'avait pas entendu venir jusqu'à lui. Sa jolie blonde ne comptait pas l'abandonner, elle l'aimait toujours et elle était prête à affronter tout le monde pour rester avec lui. Ses paroles le touchèrent, mais il ne savait pas s'il s'agissait d'une bonne idée ou non. Gaby-Ann avait toujours l'impression d'être un monstre.

« Même si je suis un monstre ? »
Il la regarda dans les yeux, il tentait de faire bonne figure, mais il n'y avait pas besoin d'être voyant pour le remarquer, il avait la gorge serrée : « Tu n'es pas obligé de tenir ta promesse....ce qu'il te faut c'est du repos... » Gaby-Ann avait le cafard, il commençait à broyer du noir, pourtant ce n'était pas lui qui avait subit des abus sexuels, mais le fait qu'il pouvait paraître comme un monstre ou dégoûter Hellyxir, le rendait malade. Il n'aurait jamais du faire ce genre de choses devant elle. Sa petite amie lui proposa de s'occuper de lui, d'aller dans un motel et qu'elle conduirait. « Tu n'es pas obligé. » Murmura-t-il avant de se lever en voyant qu'elle l'aidait et il s'installa côté passager. Il était trop bouleversé pour craindre aux effets secondaires d'Hellyxir en voiture. Gaby-Ann appuya sa tête contre la fenêtre et regarda les paysages défiler, il était silencieux. Soudain le téléphone se mit à sonner, il affichait le prénom de sa sœur jumelle. Gaby le laissa sonner. Il se rappela qu'il avait un rendez-vous de prévu avec sa sœur, ils devaient aller au cinéma. Le jeune homme ne souhaitait pas l'impliquer dans tout ça même s'il aurait aimé pouvoir contacter ses proches pour être rassuré, qu'ils lui trouvent une solution miracle. Gaby s'empressa de sortir de sa poche ses cigarettes pour en fumer une, il en avait besoin. La route fut longue, Karev ne savait même pas où il se rendaient mais peu importe. Ils arrivèrent dans un motel. Celui-ci lui rappelait celui du tueur du film Psychose, il ne semblait pas tellement chaleureux. Après s'être occupé des formalités, Gaby et Hellyxir pénétrèrent dans leur chambre. Le jeune homme se dirigea rapidement au lavabo afin de se regarder dans la glace. Il était décidément horrible.

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MessageSujet: Re: « Don't let me go » ▬ Hellychou <3

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