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MATTORI - We don't talk anymore (flashback)

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MessageSujet: MATTORI - We don't talk anymore (flashback) Dim 24 Juil - 12:47



Matt & Ori
We don't talk anymore


Mai 2016 – Seattle

Ça faisait à présent un petit mois que je travaillais au Grey Sloan Memorial. Habituée à la grandeur de l'hôpital New Yorkais où j'avais fait mes débuts, j'avais en quelques semaines, réussi à prendre mes marques sans trop de mal dans ce labyrinthe de couloirs et de salles de consultations. J'avais été aidée par Alyssa qui avait été assez aimable pour me guider durant mes premiers jours et me raconter à peu près tout ce qu'il y avait à savoir sur mes collègues. La tablette sur laquelle se trouvait le dossier de mon patient à la main, je sortais de l’ascenseur pour rejoindre le service de psychiatrie. J'avais l'habitude de fréquenter les psychiatres, puisque bon nombre de mes patients étaient contraint de passer par cette étape avant d'être autorisé à quitter l'hôpital ; et quand ils ne venaient pas ici, c'était entre les mains d'un psychologue qu'ils devaient passer. Ma patiente du jour, étant une quinquagénaire qui avait tenté de se suicider en sautant du second étage d'un immeuble, se devait de passer par ce service avant d'être libérée. Il fallait s'assurer que son évidente dépression soit traitée correctement. D'autant plus qu'elle était imbuvable avec moi, donc je préférais m'assurer qu'elle soit stable mentalement avant de la laisser partir, ne voulant pas la revoir dans les jours à venir. Je rejoignais sans plus attendre l’accueil du service, confiant le dossier de ma patiente à une secrétaire, qui allait se charger de faire passer ça à un psychiatre, avant de partir en direction des chambres pour rendre visite à un patient que j'avais soigné la veille et qui avait lui aussi été admis ici. Je reçu un texto en chemin, et sortie tout naturellement mon téléphone de la poche de ma blouse blanche pour lire le message, lorsque je rentrais en collision avec quelqu'un. Je manquais presque d'échapper mon iPhone. « Pardon. » m'empressais-je de dire à l'égard de l'inconnu que je venais de bousculer. Je glissais mon portable dans ma poche et redressais la tête tout en ajoutant, un sourire presque charmeur sur les lèvres :« Je ne regardais pas où j-.. » Je m'arrêtais net en reconnaissant celui qui se tenait en face de moi. Grand, brun, terriblement charmant bien qu'il avait l'air un peu fatigué et qu'il était mal rasé : c'était Matthew Thompson. Il n'avait pour ainsi dire pas changé. Mon joli sourire quitta mes lèvres et j’écarquillais machinalement les yeux avant de lâcher : « Qu'est ce que tu fais là ? » Je n'avais pas vu Matthew depuis de longues années. Il avait été l'une des premières personnes que j'avais rencontré à mon arrivé à New York, et il était rapidement devenue un ami et bien plus encore. C’était de loin le seul homme que j'avais pu qualifié de 'sex-friend' dans ma vie. Parce que oui j'ai toujours aimé charmer, et avant de rencontrer Louis, j'enchaînais les conquêtes ; mais Matthew était différent de ceux que j'avais pu avoir dans mon lit. Avec lui il n'y avait pas de prise de tête, c'était simplement du pur plaisir. On pouvait aller boire un verre, parler tranquillement de notre journée, passer un bon moment, comme deux amis le feraient, puis s'envoyer en l'air une fois le soleil couché. J'avais, donc naturellement, de très bon souvenir avec lui, faut dire qu'il était aussi doué au lit qu'il était beau ! Malheureusement, notre relation, aussi parfaite était elle, prit subitement fin à mon retour de France. J'étais charmeuse mais s'il y avait une chose que je n'étais pas c'était infidèle. Donc forcément, sortant avec Louis, Matt avait dû tirer un trait sur nos parties de jambe en l'air. Et j'avais été déçue de constater que c'était tout ce qui l’intéressait. Pourtant dans sex-friend, lorsqu'on enlève le sexe, il est supposé rester l'amitié... mais visiblement Matt se moquait bien de cette partie là, puisque dès qu'il apprit pour ma relation avec Louis, je pu dire adieu à notre amitié et nos soirées alcoolisés dans les bars branchés de la ville. Depuis ce jour, je n'avais plus eu de nouvelles de lui, j'avais seulement entendu dire qu'il avait quitté New York.

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MessageSujet: Re: MATTORI - We don't talk anymore (flashback) Lun 25 Juil - 14:37


Je n'ai pas dormi de la nuit. Il faut dire que j'ai couché dans la chambre d'amis. Je me demande comment notre histoire va finir. Qui fera le premier pas ? Nous sommes sans doute trop orgueilleux l'un et l'autre. Alors, je pousse un long soupire. Il a fait chaud et une fine pellicule de sueur transparait sur mon corps. J'ai dormi sur les couvertures avec la fenêtre ouverte et pourtant je meurs de chaud. Je me lève sans faire de bruit et je pousse la porte de notre chambre à coucher. Laurence est allongée, elle dort profondément. Un mince sourire s'encre sur mon visage, puis je referme avec douceur la porte pour ne pas la réveiller. Une fois dans la cuisine je me prépare un bon petit déjeuner : crêpes au sucre et au nutella. J'ai fais plus pour ma femme, si elle a faim quand elle se réveillera. Je l'aime toujours, mais je ne sais plus comment je dois agir avec elle. Notre amour est-il plus fort que tout ? Ces derniers temps, j'en doute. Toutefois, cela ne m'empêche pas d'avoir des petites attentions envers elle. J'avale deux crêpes, puis je m'arrête. Je retourne à l'étage et j'ouvre la porte du dressing. J'enfile un jogging et un sweet pour aller courir. Je ne peux pas passer une journée sans faire de sport. Il y a des appareils à la maison, mais j'ai peur de réveiller ma femme. Sincèrement je ne sais plus quoi lui dire. M'emparant des clefs, je ferme la porte doucement derrière moi et je pars courir. Une heure est passé quand je rentre à la maison. Je file sous la douche, je me lave tout le corps et je sors une serviette autour de la taille. Je retourne une nouvelle fois dans le dressing et j'enfile un jeans avec un polo. J'enfile mes chaussures et je prends les clefs de ma moto. Aujourd'hui, je n'ai pas envie de prendre la voiture. Mettant mon casque je me rends à l'hôpital pour une journée de consultations. Il vaut mieux que je n'arrive pas en retard bien que cela soit courant chez mes confrères. Une fois arrivé, je prends un café qui a des allures de jus de chaussettes quand je rentre dans mon bureau pour ouvrir les fenêtres afin de laisser passer de l'air, mais surtout pour déposer mon casque. Une fois tâche fait, je regarde mon téléphone dans le couloir sans me préoccuper de ce qui m'entoure. C'est lorsque je ressens une douleur dans l'épaule que je lève mes yeux. "C'est ma faute je ..." Merde alors, je ne pensais plus jamais la revoir. Elle me demande ce que je fais là alors je lui réponds : "Je travaille ici à présent. Avec ma femme." Je la fixe, toujours choqué de voir comme le destin peut nous jouer des tours.
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MessageSujet: Re: MATTORI - We don't talk anymore (flashback) Lun 25 Juil - 15:35



Matt & Ori
We don't talk anymore


Il avait l'air tout aussi surpris que moi. En même temps qui aurait pu croire que l'on allait se recroiser un jour. Lorsqu'on m'avait dit qu'il avait quitté New York, jamais je n'aurais imaginé qu'il vienne déposer ses valises à l'autre bout du pays, à Seattle. Et pourtant je ne rêvais pas, c'était bien lui qui se tenait devant moi, son portable à la main. A croire que c'était une manie de New Yorkais de se balader le nez collé sur son téléphone. S'il paraissait surpris de me voir, il n'en faisait rien paraître à l'oral, ne me retournant même pas la question de ma présence ici. Enfin, j'avais certainement dû lui dire, lorsque l'on était plus proche, que j'avais passé mon adolescence à Seattle et que ma famille y vivait, donc peut-être que l'idée de me retourner la question ne lui avait pas effleurer l'esprit. Peut-être qu'à ses yeux c'était évident de tomber sur moi ici. Ou alors, les rumeurs se propageaient vite dans cet hôpital et il avait déjà entendu que j'étais la nouvelle chef du service de traumatologie... aucune idée. En tout cas il m'annonça qu'il travaillait ici. Prenant le soin de préciser que c'était également le cas de sa femme. Je ne l'avais jamais rencontré, mais à l'époque où je fréquentais Matt, il était déjà marié. Je me demandais donc pourquoi il prenait soin d'ajouter ce détail alors que quand on été à New York, il ne prenait même pas la peine d'en parler. En faite, j'ignorais tout de sa femme, je savais juste qu'elle avait été malade durant une période et qu'il avait été là pour elle. Parce que même s'il était clairement infidèle Matthew était quelqu'un de bien.  « Je savais pas que tu bossais ici... » dis-je simplement « ça fait bizarre de te revoir... » ajoutais-je, venant passer presque nerveusement une main dans mes longues mèches blondes, avant de poursuivre :  « T'as femme va bien ? Elle fait quoi comme job ? » Je n'avais aucune idée de pourquoi je lui demandais ça... peut-être parce qu'il avait lancé le sujet, ou peut-être simplement pour faire la conversation, pour essayer de recoller les morceaux et de retrouver cette amitié que l'on avait eu autre fois. J'osais espéré, qu'avec les années, il avait enfin accepté que je ne pouvais plus être son plan cul et qu'il voudrait peut-être bien de moi comme amie.  

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MessageSujet: Re: MATTORI - We don't talk anymore (flashback) Mar 26 Juil - 15:51


Je ne m'attendais pas à la croiser ici. Comme le monde est petit. Mon ancien plan cul, parce que ce n'était que cela dans le fond, ici, dans le même hôpital que moi, à Seattle. Je suis surpris, mais je ne laisse rien paraitre. Je crois qu'elle m'avait parlé de Seattle à l'époque où nous couchions ensemble. Cela date d'il y a tellement de temps que c'est proscrit. Cela me fait me sentir étrange, nous allons alors travailler dans le même endroit le CHU de Grey Sloan et compagnie. La regardant dans les yeux j'essaye de déchiffrer ce à quoi elle pense quand je me dis qu'elle doit être tout simplement surprise tout comme moi. Je ne sais pas trop quoi lui dire, mes mains enfoncées à présent dans mes poches. "Cela me fait bizarre à moi aussi de te voir ici." Puis je reprends : "Tu es ici depuis longtemps déjà ?" Mon bippeur sonne, une infirmière pour un patient au troisième étage, celui de psy et autre. "Ca peut attendre." Je lui souffle. "Tu veux peut-être qu'on parle autour d'un de leurs cafés au gout de jus de chaussette ?" Un mince sourire apparait alors sur mon visage. Je voudrais partir sur de bonnes bases avec Oriana. "Je suis venu à Seattle pour ma femme. Je ne pouvais pas la laisser partir seule et rester à New-York." Je lui dis simplement en nous dirigeant vers la cafétéria. "Ma femme est psychologue. Malgré que nous sommes au même étage nous ne nous croisons jamais." Ou plutôt devrais-je dire que je l'a fuis ... "Alors, tu fais quoi ici ? Tu dois avoir une bonne place pour quitter New-York toi aussi, je me trompe ?"
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MessageSujet: Re: MATTORI - We don't talk anymore (flashback) Mar 26 Juil - 20:17



Matt & Ori
We don't talk anymore


Ses yeux bleu gris scrutent les miens, puis il plonge ses mains dans ses poches, avant de me demander depuis combien de temps je suis ici. Je m'empresse de lui répondre : « presque 1 mois. » Avant d'entendre son bippeur sonner. Il l'observe quelques secondes avant de me souffler que ça pouvait attendre. J'étais surprise qu'il ne profite pas de cette excuse pour me laisser et couper court à notre conversation. À mon retour de Paris c'est sans hésiter ce qu'il aurait fait... en faite, c'est plus ou moins ce qu'il avait fait : évité de me parler et partir le plus loin possible. Plus surprenant encore il me proposa de discuter autour d'un café. J'esquissais un sourire amusé en l'entendant comparé celui qu'on trouvait à l'hôpital à du jus de chaussette. C'est vrai qu'il était dégoûtant, je n'avais jamais osé le dire puisque jusqu'à présent la plus part de mes collègues ne semblaient pas s'en plaindre. « Avec plaisir. » dis-je enfin un léger sourire sur les lèvres. Alors que l'on se dirigeait vers la cafétéria, j'avais le sentiment que refaire de Matt un ami allait être plus simple que ce que je m'étais imaginé. Il m'expliqua alors qu'il était venue ici pour sa femme. Visiblement elle devait venir à Seattle, peut-être avait-elle eu une offre de job ou quelques choses comme ça... Quoi qu'il en soit il avait décidé de la suivre. C'était ce que j'avais fait aussi, j'avais quitté New York parce que Louis avait repris l'entreprise de son père ici, donc je comprenais bien la raison de son départ. J'appris alors que sa femme était psychologue et qu'elle travaillait ici. Pour le coup j'étais surprise, je n'aurais jamais pensé que sa femme pouvait être psychologue et encore moins ici. « Elle bosse ici ? Wow, j'aurais jamais cru. Si ça se trouve j'ai déjà bossé avec elle en faite... » dis-je. En faite c'était fortement possible que j'ai croisé sa femme sans le savoir, ou même travaillé avec elle sans le savoir. Cette idée me mettait un peu mal à l'aise. J'avais, par le passé, déjà eu des relations avec des personnes en couple ou marié, Matthew n'avait pas été le premier. Mais jamais je n'avais rencontré la moitié de mes amants, je n'avais donc jamais vraiment eu l'impression d'avoir le rôle de maîtresse. Maintenant rien que l'idée que sa femme soit dans les parages en cet instant, me donnait l'impression d'être en faute. Et pourtant, il n'était pas plus question de sexe entre Matthew et moi. Il me sortie de mes pensés en me demandant ce que je faisais ici, bon enfin de compte les rumeurs ne circulait pas si vite que ça dans cet hôpital, c'était bon à savoir. « Je suis la nouvelle chef du service de traumatologie. » dis-je un petit sourire collé sur les lèvres. C'est sur que c'était l'un des rares trucs qui me faisait presque oublié combien New York et ma vie là bas me manquaient. « C'est sûr que c'est un bon poste. Mais je n'suis pas venue pour ça. En faite mon copain a dû reprendre l'entreprise de son père, ici à Seattle, donc je l'ai suivis. » Mon petit sourire avait machinalement quitté mes lèvres en repensant au père de Louis, qui était très malade, et puis à tout ce que j'avais laissé à New York juste pour suivre le jeune français. « ça te manque pas trop New York ? » demandais-je. Je n'avais pas d'ami New Yorkais ici, et ce n'était clairement pas avec Louis que je pouvais parler de cette ville qui me manquais tant.

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MessageSujet: Re: MATTORI - We don't talk anymore (flashback) Mer 27 Juil - 17:42


Je me souviens de mes nuits passées avec Oriana. Je couchais avec elle alors que je me trouvais en couple avec Laurence. Cela ne m'avait jamais déranger, je n'étais pas quelqu'un de fidèle. J'aimais ma petite amie, mais elle ne suffisait pas. Oriana était au courant que je n'étais pas seul, mais cela ne dérageait aucun de nous deux. Nous étions des sex-friends, même si je comptais beaucoup plus sur le sex. Je ne voulais pas d'ami à l'époque, trop peu pour moi. Je voulais seulement baiser comme je le disais à l'époque. Cela ne me dérangeait pas de rentrer à la maison après avoir couché avec une autre. Je retrouvais Laurence et je lui faisais l'amour. C'était tout bonnement normal pour moi. Naturel dans le fond. C'est il y a quelque temps que je me suis rendu compte du mal que je procurais. Je devais être fidèle envers la femme avec qui j'étais. C'est drôle parce que j'aimais Laurence à l'époque et je la trompais et maintenant je ne l'a trompe plus alors qu'elle a changé et qu'elle n'est plus la femme que j'aime. Un rictus se forme alors sur mon visage, je ne devrais pas penser à cela. Alors Oriana est depuis un mois ici, alors que moi je suis ici depuis quelques semaines. "C'est bien. Je suis ici depuis peu tu sais." Je hausse les épaules alors que nous nous trouvons à la cafétéria. "Alors, nous voudrions deux jus de chaussettes s'il vous plait." Un immense sourire s'encre sur mon visage quand je demande à Oriana : "Tu veux manger quelque chose avec ?" Je prends un muffin tout chocolat et je paye. Nous allons nous asseoir à une table et j'ôte le papier recouvrant mon muffin. J'avale un morceau quand elle m'annonce qu'elle a peut-être déjà travailler avec elle. "Oui surement." Je lui dis sans prendre la peine de la regarder, seul ma faim compte pour le moment. Elle est le nouveau chef de traumatologie. Je relève alors mes prunelles pour croiser les siennes. "C'est génial ça ! Bravo. En même temps si quelqu'un mérite ce poste c'est bien toi." J'avale un nouveau morceau quand elle m'explique que son petit ami a dû venir Seattle et que c'est pour cette raison qu'elle est ici. Je ne peux que comprendre. Je hausse les épaules quand elle évoque New-York. "On a toujours les ferry boats n'est-ce pas ?" J'avale une gorgée de café et je fais la grimace.
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MessageSujet: Re: MATTORI - We don't talk anymore (flashback) Jeu 28 Juil - 11:01



Matt & Ori
We don't talk anymore


Il m'avoua être à Seattle depuis peu, à croire que c'était véritablement un coup du destin. Quelles étaient les chances pour que l'on se retrouve tout les deux, à des kilomètres de New York, dans le même hôpital ? Selon moi elles étaient très faible, vraiment très faible, ce qui rendait ces retrouvailles plus spéciales encore. A peine arrivé à la cafétéria que Matthew s'approcha du comptoir pour commander deux jus de chaussette. Un sourire vint aussitôt étirer mes lèvres, il venait sérieusement de commander ça, et non pas deux cafés. Je me demandais bien ce qu'on allait nous servir après ça ! Bon, du véritable jus de chaussette j'en doutais un peu, mais par contre le barista pouvait légitimement cracher dans nos verres, puisque Matt venait ouvertement d'insulter son café. Sans se retourner vers moi il me demanda si je voulais quelques choses à manger et je secouais lentement la tête : « Non merci, un café me suffit. » dis-je. Il se commanda un muffin tout chocolat et je me surpris à penser que c'était la première fois que j'allais prendre le petit-déjeuner avec Matt. Car oui, dans le peu de règle qu'impliquais la relation de sex-friend il y avait évidemment le classique : 'ne pas tomber amoureux' mais aussi :  'ne pas rester pour le petit-déjeuner' ou encore 'toujours partagé l'addition', et en cet instant Matt venait d’enfreindre deux de ces règles : puisqu'il venait de me payer un café. Ca me laissait une fois de plus penser qu'une amitié était possible entre nous et ceux même si l'on c'était vu un bon nombre de fois nus. On s'installa à une table de la cafétéria alors qu'il me confirmais que j'avais certainement déjà travaillé avec sa femme. Je pris une gorgé de mon café, essayent de me remémorer les psy avec lesquels j'avais travaillé depuis mon arriver ici, sans trop savoir la quelle était sa femme. Très concentré sur sa pâtisserie au chocolat, Matt finit tout de même par reporter son attention sur moi lorsque je lui annonce le poste que j'occupe. « Je sais pas si je le mérite tant que ça. Mais il faut bien avouer que ce n'est pas désagréable d'avoir le dernier mot sur des décisions importantes. Puis j'aime bien diriger mon petit monde. » dis-je pouffant un peu de rire vers la fin de ma phrase. C'est sur que c'était des responsabilité, mais en tant que femme dans un milieux généralement remplit d'homme, avoir ce poste me permettait aussi d'être un peu plus respecter par certain collègue, et c'était plutôt agréable de ne pas être prise que pour une jolie blonde. Je lui explique la raison de ma présence à Seattle, avant de poser mes prunelles vertes sur mon café, jouant avec la touillette comme si remuer ce jus de chaussette allait le rendre buvable, puis sans véritablement répondre à ma dernière questions il évoque les ferry de Seattle. Je pouffe de rire, relevant les yeux sur lui. « Ouais, on a les ferry boats... » confirmais-je à mi-voix, un peu dans mes penser. « En tout cas, je suis contente que tu sois là. C'est agréable de voir un visage familier ici. » Je repris une gorgée de mon café avant d'ajouter : « Puis je suis contente que tu m'en veuilles pas. Parce que bon, la dernière fois qu'on c'est vu, j'ai vraiment eu l'impression que tu me faisais la gueule. » En même temps la dernière fois que je l'avais vu c'était dans une rue de Manhattan. On c'était croisé par hasard, il avait, par habitude, jouer les charmeurs avant de me donner rendez vous dans un bar où l'on avait l'habitude de se retrouver avant mon départ pour Paris, il voulait rattraper le temps perdu, et moi j'avais gentiment refuser en lui annonçant directement que j'avais un petit ami et que c'était sérieux. Forcément après ça, ça avait jeter un léger froid et il avait couper court à cette rencontre.


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