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& si on recollait les morceaux ? /FT Laurence J. Pierces

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MessageSujet: & si on recollait les morceaux ? /FT Laurence J. Pierces Dim 24 Juil - 22:37


Ai-je tord, ai-je raison ? Je ne sais plus. Je suis encore affalé dans mon divan, à l'hôpital. Je soupire. C'est une nouvelle journée qui commence. Je me redresse et regard l'heure. Six heures du matin. Comme toujours. J'ai ma journée de conger et je suis encore là.  Je n'ai pas le courage de rentrer chez nous. Je ne sais pas quoi faire. En premier, j'ôte ma blouse blanche où il est inscrit mon nom de famille. Ensuite, je me rends dans la salle d'eau qui fait annexe à mon bureau. Je suis épuisé, mon visage est livide. Il faudrait que je dorme. Ouvrant la pharmacie, je prends des somnifères, puis je quitte mon bureau, le fermant précieusement derrière moi. Je parcours les couloirs de l'hôpital en rasant les murs. Je n'ai pas envie de parler à qui que ce soit. Je gagner le rez-de-chaussée, je rejoins ma voiture et je mets le contact. Je prends la direction de la maison. En un petit quart d'heure j'y suis. Cela fait un moment que je n'ai pas utilisé les clefs pour ouvrir la porte d'entrer. Il y a du courrier devant la porte, je le prends et je le pose sur la commode de l'entrée. "LAURENCE ?" Pas de réponse. Elle doit être au boulot. Alors, je grimpe à l'étage pour enfiler un survêtement et un t-shirt. J'enfile mes baskets de courses et je vais courir. Lorsque nous étions à New-York je courrais à Central Park, aujourd'hui je cours dans les rues, me moquant totalement des passants. Une heure de courses et je reviens à la maison. J'entre dans notre chambre, je prends un verre d'eau et j'avale deux somnifères. Je m'allonge et très rapidement, je m'endors. Il est vingt heures passé lorsque je me réveille. Je dois me dépêcher, avec ma femme nous allons au restaurant. Je prends une douche brûlante puis je me rase de près. J'enfile un costume, je me mets sur mon 31 et sur la route pour aller au restaurant j'achète un bouquet de roses rouge. Je suis à la bourre. Lorsque j'arrive à la reception on m'indique que ma femme est déjà présente. Je m'avance alors, puis elle m'aperçoit avec le bouquet. "Tiens, c'est pour toi." Je lui tends le bouquet avant de déposer un baiser sur son front. "Excuse-moi, j'ai pris des somnifères pour dormir et je n'ai pas vu le temps passé." Je prends place en face d'elle, je me demande comment ce dîner va tourner ...
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MessageSujet: Re: & si on recollait les morceaux ? /FT Laurence J. Pierces Lun 25 Juil - 23:58

Encore un matin à me réveiller seule dans ce grand lit, pensais-je alors que le cadran m'indiquait par sa sonnerie qu'il était l'heure pour moi d'aller me préparer pour le boulot. Matt n'était pas rentrer coucher la nuit précédente, et même s'il l'avait fait, il aurait surement été dormir dans la chambre d'invités, qui lui servait désormais de chambre. Je m'étais encore endormis en pleurant, ca devenait une habitude ces jours çi... En passant devant le miroir de la salle de bain, je remarqua ma sale mine dans le miroir. Je me fixa quelques secondes sans réellement reconnaitre la femme que le reflet me renvoyait.:_ Tu as une sale tronche ma vieille, lançais-je au reflet, avant d'embarquer dans la douche. Après ma douche, j'enfila rapidement une tenue dans laquelle je me sentais prête à braver le monde et bu rapidement un café bien noir avant d'essayer de sauver les apparences derrière une couche de maquillage. Personnes ne savait à l'hopital que les choses allait mal entre Matt et moi et je voulais qu'il en reste ainsi, du moins le plus possible. En arrivant à mon bureau à l'hopital, je consulta mon agenda et vit qu'on avait une réservation au restaurant pour moi et Matt. Vu son absence de la nuit dernière, je doutais que mon mari serait au rendez-vous, mais je décida d'y aller tout de même en espérant secrétement qu'il y serait lui aussi... La journée fut beaucoup plus longue que prévue. Le temps me manquait pour retourner me changer à la maison, ma robe de la journée et mes talons hauts de cas d'urgence ferait l'affaire pour cette soirée. Je passa par la salle de bain pour arranger mes cheveux et mettre un peu de fraîcheur dans mon maquillage. Je me dirigea ensuite vers le restaurant où je m'installa seule à la table réserver pour nous. C'est drôle à quel point j'étais souvent seule dans toutes ses choses qui étaient censées être pour nous... Puisque Matthew n'arrivait pas je commanda un verre de vin blanc pour me détendre. J'étais entrain de me dire que je n'aurais pas dut me faire de fausses espoirs face à sa volonté d'arranger les choses lorsqu'il arriva avec un bouquet de fleurs qu'il m'offrit avant de poser un baiser sur mon front en s'excusant de son retard. Je ferma les yeux pour profiter au maximum de ce moment de tendresse, ils se faisaient rares de ces temps-çi. Il s'installa ensuite en face de moi, et s'excusa de son retard. J'avais décidé de ne pas en faire de cas, afin qu'on commence la soirée sans se chicaner pour une fois.:_C'est pas grave... J'ai pris du vin tu en veux?, demandais-je timidement. J'étais rendue à ne plus savoir comment je devais agir avec mon mari afin qu'on passe pour une fois une soirée agréable... Comment avons-nous pu en arriver là? Me demandais-je intérieurement.
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MessageSujet: Re: & si on recollait les morceaux ? /FT Laurence J. Pierces Mar 26 Juil - 15:11


Je ne sais plus comment agir ni même quoi faire. Il s'agit de ma femme, de mon couple et pourtant je n'ai aucune idée de comment faire. Laurence m'a pardonné mes coucheries, nous avons survécu à un cancer alors pourquoi ne pas recoller les morceaux ? Ce n'est pas comme si notre couple m'avait pas arpenter un terrain semer d'embûches. Il faut simplement s'écouter et savoir se pardonner. Pourtant, pour le moment je n'y arrive pas. Je déteste Seattle. Sauf les ferry, cela me rappel New-York. Cependant, je fais l'effort de me rendre à notre "rendez-vous". Je lui offre même un bouquet. Nous pouvons passer cette nouvelle épreuve ensemble, du moins c'est ce que j'essaye de me convaincre. Alors, lorsque je l'a retrouve en face de moi je ne peux m'empêcher de la trouver ravissante. Pourtant, j'ai la nette impression qu'elle n'est plus la même. Enfin j'ai le même sentiment quand je me regarde dans le miroir. Et si nous avions trop changé ? C'est peut-être la raison pour laquelle cela ne colle plus. Parce que nous ne sommes plus nous, ce n'est pas la même Laurence que j'ai aimé lorsque j'avais seize ans. Je me sens étonnamment mal. J'ai l'impression de ne plus pouvoir respirer. J'ouvre alors quelques boutons de ma chemise. "Excuse-moi. J'ai besoin de prendre l'air une minute." C'est presque en courant que je sors du restaurant. Je respire de plus en plus fort. Prenant une bouchée d'air fraiche je passe mes mains sur mon visage. Comment a t'on pu en arriver à ce point ? J'hésite à fuir, partir loin d'elle et pourtant je ne peux m'empêcher de tout le temps penser à elle. Depuis que je suis à Seattle je n'ai jamais pu penser à une autre femme, aucune n'autre ne m'intéresse. Je veux ma femme, je veux la reconquérir, je veux qu'on repasse des moments merveilleux ensemble, je veux qu'on fonde une famille. Pourtant, je me sens piéger. Je respire alors profondément passant de nouveaux mes mains sur mon visage. Une fois mieux, je me ressaisi et je retrouve ma femme à notre table. "Désolé, je manquais d'air." Je prends alors l'initiative de lire la carte lorsqu'elle me demande si je veux moi aussi un verre de vin. "Avec plaisir. Je prends la même chose que toi."
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MessageSujet: Re: & si on recollait les morceaux ? /FT Laurence J. Pierces Mer 27 Juil - 2:00

En y réfléchissant bien, la situation dans laquelle on se trouvait était dingue. Comment avions-nous pu s'éloigner l'un de l'autre en si peu de temps. Mon mari me manquait, mais je n'avais plus l'impression d'avoir l'homme que j'avais épousé il y a plusieurs années de cela. C'était peut-être ça qui me manquait le plus au fond, la personne qu'il était avant. Toutefois j'avais beaucoup trop d'orgueil pour lui confier que sa proximité, ses caresses, son odeur me manquait plus que je ne le laissais paraître. J'étais aussi beaucoup trop orgueilleuse pour m'avouer que j'avais moi même changer, et que je n'étais plus la même jeune fille de qui il s'était épris... J'étais perdue dans mes pensées lorsqu'il arriva à ma table avec un bouquet de fleurs. L'attention me toucha et je le remercia poliment. Malgré son geste tendre à mon égard, je sentais encore la distance et la tension qui se tenait entre nous deux. Matthew s'excusa de son retard et s'installa face à moi. Je ne m'exprima pas sur le fait qu'il m'avait fait attendre seule pendant tout ce temps afin d'éviter d'alourdir les choses. En fait, je ne sais pas quoi lui dire et le silence s'installe. Matt semble déjà peu à l'aise avec le fait d'être ici, et je le vois à la manière dont il détache le premier bouton de sa chemise. Ce sont les signes avant coureur d'une crise de panique. Peut-être était-il aussi stresser que moi à l'idée de se dîner au fond. Mes soupçons concernant l’éminente crise de panique se révèle comme étant bonne puisque moins d'une minute après Matt se lève de la table en s'excusant d'avoir besoin d'aller prendre l'air. Je le regarde quitté le restaurant en prenant une gorgée de mon verre. J'hésite à sortir dehors le réconforter comme je l'ai déjà fait dans le passé. Si ça avait été n'importe qui, j'aurais sans aucun doute agis comme avec n'importe quel patient vivant une crise semblable, mais c'est Matt et je sais que je suis la raison du pourquoi il étouffe ces jours ci; je lui ai couper son air en l'obligeant à quitter New York pour venir vivre ici. Matt fini alors par revenir au moment où je songe à m'éclipsé en douce, pour éviter de devoir endurer le reste de ce repas. Il s'excuse de son absence et reprend sa place devant moi. Je prend une gorgée de mon vin et lui propose de se joindre à moi. Vu la tension, un verre de vin à des chances de nous détendre tout les deux. Il répond alors vouloir prendre la même chose que moi. Je fais alors signe à la serveuse qui passe près de nous de lui apporter la même chose avant de la gratifier d'un sourire. Je retourne ensuite mon regard vers Matt et sans que j'ai le temps de m'en empêcher, je lui dis.:_ Tu n'es pas rentrer dormir à la maison cette nuit..., sur un ton qui laisse percevoir un mélange de reproche et de tristesse. En les prononçant, je regrette immédiatement mes paroles.
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MessageSujet: Re: & si on recollait les morceaux ? /FT Laurence J. Pierces Mer 27 Juil - 17:23

Il faut que je me ressaisisse. J'ai changé et mon épouse à changer. Nous ne sommes plus les adolescents insouciants de l'époque où nous avions seize ans. Je m'en rends compte à présent, lorsque je regarde Laurence je ne reconnais pas la personne devant moi. Mais où est donc passer la femme que j'aime ? Celle que je désirais épouser ? Avec la force des choses, s'en doute, avec son cancer aussi, elle a du changer. Etant à ses côtés, moi aussi j'ai changé. Je ne suis plus l'homme qu'elle a aimé. Je ne suis plus un salaud qui s'envoie en l'air avec n'importe quelle femme que je rencontre. Je suis devenu quelqu'un d'autre, quelqu'un de respectueux, quelqu'un qui aime et qui ne veut plus blesser. Je veux une femme qui soit joyeuse, pleine de vie, qui ne se prenne pas la tête, qui soit bien loin de mon métier. Laurence est psychologue et moi psychiatre. Parfois elle m'envoie des patients qui ont besoin d'un traitement tout en continuant à les écouter, cela m'allait jusqu'à aujourd'hui. J'aime toujours ma femme, mais je n'aime pas celle qui se tient devant moi. Où est donc passé son insouciance ? Son envie de croquer la vie à pleine dents ? Dois-je apprendre à aimer la nouvelle Laurence, ou dois-je l'oublier et passer à autre chose ? Si je suis à Seattle ce n'est pas par hasard. Je l'ai suivi de mon plein gré, c'est que je désire aimer la nouvelle femme qui se tient devant moi. Ma sortie à je l'espère durée peu de temps. Lorsque je la retrouve je m'excuse et je m'assois en face d'elle. Elle m'annonce de but en blanc que je ne suis pas rentré cette nuit, ni les nuits précédentes en fait ... "J'ai beaucoup de travail, je m'endors sur le divan de mon bureau." Je le dis sans même prendre le soin de la regarder, comme si c'était une formalité. Je fixe ma carte ne sachant quoi prendre, je n'ai pas très faim. Je n'ose même pas croiser son regard, je ne sais plus comment réagir face à elle.
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